Cachemire

18 février 2019 05:25; Act: 18.02.2019 06:43 Print

Quatre militaires indiens tués dans une fusillade

Des insurgés ont tué quatre militaires indiens avant de prendre la fuite dans le Cachemire indien lundi.

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Des militaires indiens patrouillent à Jammu, dans le Cachemire. (17 février 2019) (Photo: AFP)

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Au moins quatre soldats indiens ont péri lundi dans des affrontements avec des insurgés dans le Cachemire indien, quatre jours après l'attentat suicide qui y a tué 41 paramilitaires, a annoncé un responsable de la police.

Un militaire et un civil ont également été grièvement blessés dans cette fusillade, survenue alors que l'armée réalisait une opération dans le district de Pulwama où avait eu lieu l'attentat jeudi.

«Quatre soldats sont morts dans la fusillade et un autre a été blessé», a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un haut responsable de la police. Il a précisé que les militaires avaient effectué des tirs de semonce mais que les insurgés avaient riposté, entraînant une fusillade nourrie dans ce secteur situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Srinagar. Il a ajouté que les insurgés avaient vraisemblablement pris la fuite.

Les forces indiennes ont déclenché une vaste chasse à l'homme pour retrouver les activistes soupçonnés d'avoir fomenté l'attentat suicide de jeudi, qui était la plus meurtrière attaque depuis le début de l'insurrection dans cette région poudrière disputée avec le Pakistan.

«Faire payer le prix fort»

Revendiquée par un groupe islamiste basé au Pakistan, elle a frappé jeudi après-midi un convoi transportant quelque 2500 paramilitaires de la Central Reserve Police Force (CRPF) de retour de congés.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a promis de «faire payer le prix fort» aux responsables de cet attentat suicide, qui a déclenché une vague de colère à travers l'Inde. Rassemblements et chaînes de télévision ont appelé à la vengeance.

Dimanche, des manifestants à New Delhi ont brûlé des effigies de responsables pakistanais et de JeM. Des agressions de Cachemiris se sont produites dans plusieurs villes du pays de 1,25 milliard d'habitants.

La ville de Jammu, située dans la partie sud du Cachemire, zone à majorité hindoue alors que la vallée de Srinagar est à majorité musulmane, connaissait lundi son quatrième jour de couvre-feu. Suite à l'attentat, des groupes y avaient attaqué et incendié des propriétés de musulmans cachemiris. Pour restreindre la circulation des informations, l'internet mobile était coupé dans tout l'Etat du Jammu-et-Cachemire.

Région himalayenne revendiquée par l'Inde et le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre ces frères ennemis d'Asie du Sud. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées à un demi-million d'hommes, ce qui en fait l'une des zones les plus militarisées du monde. L'Inde accuse de longue date le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu'Islamabad a toujours démenti.

(nxp/afp)