Balkans

18 février 2019 02:12; Act: 18.02.2019 02:17 Print

Quinze manifestants arrêtés en Albanie

Quinze personnes accusées de violences contre la police après les heurts de samedi ont été arrêtées en Albanie.

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Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans la capitale albanaise. (16 février 2019) (Photo: AFP)

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Quinze manifestants ont été arrêtés après la manifestation de samedi devant le siège du gouvernement albanais. Ils sont accusés de violences contre les forces de l'ordre et d'avoir provoqué des dégâts sur le bâtiment, a indiqué dimanche la police à Tirana.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans la capitale albanaise, à l'appel de l'opposition qui réclame le départ du Premier ministre socialiste Edi Rama qu'elle accuse de «corruption». Ils revendiquent aussi la tenue d'élections anticipées.

La police a utilisé à plusieurs reprises les gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants qui essayaient d'entrer par la force dans l'immeuble du gouvernement, sans y parvenir. Sept personnes sont toujours recherchées. La police avait également interpellé une vingtaine de manifestants, dont cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.

Plusieurs blessés

Quatre policiers ont été blessés dans les heurts et ont été hospitalisés, selon la même source. Par ailleurs, une quinzaine de personnes, - manifestants, journalistes et policiers -, ont reçu des soins à l'hôpital de Tirana, pour des troubles respiratoires, selon le ministère de la Santé.

Au pouvoir depuis 2013, Edi Rama, 54 ans, a entamé en 2017 son second mandat à la tête du gouvernement albanais. L'opposition avait déjà organisé plusieurs manifestations similaires pour réclamer son départ, sans toutefois l'ébranler. Le chef du Parti démocratique (centre droit), principale formation de l'opposition, Lulzim Basha, a appelé à un nouveau rassemblement jeudi.

La vie politique albanaise est empreinte d'une très grande violence verbale. Droite et gauche échangent insultes et accusations de corruption ou de liens avec le crime organisé. L'Albanie espère ouvrir cette année des négociations d'adhésion à l'Union européenne, mais ce pays de plus de 2,8 millions d'habitants est invité à faire des progrès dans la lutte contre le crime organisé et la corruption.

(nxp/ats)