Bisbille au Guatemala

24 mars 2011 10:51; Act: 24.03.2011 13:05 Print

Recours contre le divorce du couple présidentiel

Un citoyen tente d'empêcher ce qu'il considère comme une manoeuvre politique en vue de la prochaine élection présidentielle.

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Sandra Torres et Alvaro Colom auraient demandé le divorce uniquement pour permettre à la Première dame du pays de briguer la succession de son mari. (Photo: AFP)

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Le divorce du couple présidentiel, devrait permettre à la Première dame, Sandra Torres, de contourner l'interdiction de briguer la succession de son mari, Alvaro Colom, en septembre, selon la presse locale.

Mais un citoyen a décidé de s'en mêler et a déposer un recours mercredi. Elmer Erazo a demandé à la Cour suprême de justice de retirer au président son immunité, car il s'est rendu coupable, selon lui, de mensonge et de tromperie idéologique, ainsi que de violation de la Constitution, rapporte le quotidien «Prensa Libr»e sur son site internet.

Elmer Erazo espère ainsi freiner le processus de divorce du couple qui pourrait être prononcé dans les quinze jours, soit un mois avant la date limite pour l'enregistrement des candidatures à l'élection a présidentielle de septembre.

Sandra Torres et Alvaro Colom ont déposé leur demande de divorce par consentement mutuel le 11 mars, trois jours après que Sandra Torres eut annoncé son intention de briguer la succession de son époux.

Or la Constitution du Guatemala interdit non seulement la réélection du président mais aussi la candidature de ses proches parents, dont sa femme.

En 1989, la Cour constitutionnelle avait ainsi déjà invoqué ce motif pour interdire à l'épouse du présidence Vinicio Cerezo (1985-1990) de se présenter à l'élection.

L'annonce de la demande de divorce du couple présidentiel a suscité de fortes critiques de la part d'organisations religieuses et du patronat. La polémique fait également rage sur les réseaux sociaux.

Sandra Torres est soutenue par l'alliance entre le parti présidentiel, l'Unité nationale de l'espérance, et celui qui l'avait précédé à la tête du pays de 2004 à 2008, la Grande alliance nationale.

(afp)