Crise migratoire

15 juillet 2018 19:31; Act: 15.07.2018 23:13 Print

Refoulés d'Algérie, secourus au Niger

Refoulés d'Algérie, près de 600 migrants ont été secourus en plein désert par les autorités locales du nord du Niger.

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Des migrants secourus dans le désert près de la frontière algérienne. (photo de migrants allant d'Agadez à la Libye via le Niger, le 4 juin 2018) (Photo: AFP)

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Quelque 600 migrants africains ont été expulsés vers le Niger par les autorités algériennes, ont annoncé dimanche l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les autorités nigériennes. Ils tentaient de rejoindre l'Europe.

Livia Manente, qui travaille à l'OIM, a déclaré qu'un groupe de 391 migrants originaires de 16 pays d'Afrique de l'Ouest et du centre étaient arrivé vendredi à Assamaka, une localité nigérienne après avoir été interpellés dans plusieurs villes algériennes. «Ils disent que leurs téléphones mobiles ont été confisqués et que leurs conditions étaient précaires, peu de nourriture et d'eau, dans des locaux exigus», a-t-elle dit.

Femmes enceintes et enfants

«Ils ont été acheminés dans des camions au-delà de la ville d'In Guezzam et obligés à traverser la frontière à pied, y compris les familles, les femmes enceintes et les enfants.» Les autorités algériennes n'ont pas confirmé l'organisation de ces expulsions en particulier tout se disant obligées d'empêcher les migrants de poursuivre leur trajet vers l'Europe.

Depuis le début de l'année, l'OIM a déjà mené «18 opérations de sauvetage» à la frontière algérienne et ramené 3000 personnes. Pour démentir les accusations de mauvais traitements des migrants subsahariens, l'Algérie avait invité début juillet les médias à suivre l'expulsion dans des conditions exemplaires de plus de 300 d'entre eux vers le Niger.

Dans un tweet vendredi, le représentant de l'OIM au Niger, Giuseppe Loprete, a précisé que son agence avait assisté 391 migrants de 16 nationalités abandonnés à la frontière avec le Niger et l'Algérie. Parmi ces refoulés, il y a des Ivoiriens, des Sénégalais, des Guinéens et des Camerounais.

(nxp/afp)