Présidentielle de 2012

02 octobre 2011 20:23; Act: 02.10.2011 20:50 Print

Sarkozy plonge, Juppé émerge, Borloo renonce

Selon un sondage à paraître lundi, même les sympathisants UMP sont divisés sur les chances du président Sarkozy. Ils ne sont que 54% à le voir gagnant.

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Plus des deux tiers des Français prédisent que Nicolas Sarkozy perdra lors de l'élection présidentielle de 2012 en France s'il est candidat, selon un sondage Viavoice que devait publier lundi «Libération».

Pour 68% des personnes interrogées, le chef de l'Etat va vraisemblablement perdre s'il se représente. Les principales raisons citées pour ce discrédit sont la dette et les déficits publics (65%), l'insuffisance des résultats économiques et sociaux (64%) et les affaires politico-financières (62%).

Juppé favori UMP

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, est considéré comme le meilleur candidat UMP pour 2012 (26%), devant Nicolas Sarkozy (21%) et le premier ministre François Fillon (16%).

Le sondage a été réalisé du 29 septembre au 1er octobre par téléphone auprès d'un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Borloo ne sera pas candidat

Jean-Louis Borloo, président du Parti radical (PR), a annoncé dimanche qu'il renonçait à se porter candidat du centre droit à l'élection présidentielle de 2012, invoquant notamment la crise et le risque de progression des partis extrémistes.
Interrogé sur ses intentions sur la chaîne de télévision TF1, M. Borloo n'a pas dit directement qu'il ne se présenterait pas mais a présenté toutes ses raisons de ne pas le faire.

«Je pense que les temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion», a déclaré l'ancien ministre de l'Ecologie de M. Sarkozy. «Nous sommes dans une crise économique et sociale d'une extrême gravité», a-t-il expliqué, estimant que «la peur, le désarroi amènent vers des extrêmes où que ce soit». «Le climat délétère, le climat des affaires (politiques) me paraît accentuer ce risque», a-t-il ajouté, et «je crois que c'est plus responsable de prendre la position que je prends».

M. Borloo a refusé de dire s'il soutiendrait une éventuelle candidature du président Nicolas Sarkozy. «On verra ça en temps utile», quand l'UMP présentera son candidat et son projet, a-t-il lancé.

(ats/ap)