Présidentielle française

29 mars 2011 20:39; Act: 29.03.2011 20:59 Print

Sarkozy sortirait dès le premier tour

Le président français Nicolas Sarkozy baisse de 8 points dans les intentions de vote pour le 1er tour de la présidentielle de 2012.

storybild

Le parti de Nicolas Sarkozy traverse une crise interne. (Photo: epa)

Sur ce sujet
Une faute?

Nicolas Sarkozy passe derrière les socialistes Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry et la chef de l'extrême droite Marine Le Pen, selon un sondage BVA diffusé mardi.

Cette enquête réalisée pour Orange/L'Express/FranceInter confirme l'affaiblissement de Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote relevé par plusieurs récents sondages qui donnaient déjà Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour, souvent au détriment du chef de l'Etat.

Si Mme Aubry était la candidate du Parti socialiste, elle remporterait 24% des voix contre 19% pour Nicolas Sarkozy. Ils étaient 23% en janvier, selon l'institut, à se prononcer pour la première secrétaire du PS, contre 27% pour le président, en chute de 8 points.

Crise à l'UMP

Mme Le Pen, présidente du Front national (FN), devance aussi M. Sarkozy avec 20% des voix (17% en janvier).

Si le candidat socialiste était M. Strauss-Kahn, il recueillerait 29% des voix (-2 points), contre 19% à Mme Le Pen ( 2), et 17% à M. Sarkozy (-8). Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qui ne s'est toujours pas déclaré sur sa candidature, distance toujours de 10 points et plus ses poursuivants.

Ce sondage BVA intervient alors que le parti UMP (droite) de Nicolas Sarkozy traverse une crise interne depuis les mauvais résultats de dimanche à des élections locales au niveau des cantons, qui sonnent comme un avertissement à 13 mois de la présidentielle.

«Droitisation» critiquée

Certains responsables de l'UMP ont critiqué ouvertement la stratégie de «droitisation» du discours de Nicolas Sarkozy qui pourrait, selon eux, faire le lit de l'extrême droite.

«Nicolas Sarkozy demeure totalement rejeté par les électeur du Front national (70% de mauvaises opinions)», souligne BVA dans son enquête, réalisée les 25 et 26 mars, entre les deux tours des cantonales.

Et ce, ajoute l'institut, «malgré (ou à cause de) ses oeillades répétées vers l'électorat FN», et son refus à appeler à voter pour le candidat socialiste en cas d'affrontement PS/FN au second tour dans certains cantons.

(ats)