Accident de la navette Columbia en 2003

31 décembre 2008 08:09; Act: 31.12.2008 08:14 Print

Sécurité mise en cause

L'équipage de la navette Columbia a été confronté à la défaillance des équipements de secours, montre mardi un rapport de la Nasa.

Une faute?

Le 1er février, le passage à une situation catastrophique a été si rapide que les sept astronautes n'ont pas eu le temps d'abaisser les visières de leurs casques, relèvent le rapport de 400 pages qui clôt l'enquête. Il émet 30 recommandations pour améliorer la survie des astronautes dans la capsule Orion, successeur de la navette devant voler à partir de 2014.

La navette spatiale s'est désintégrée à 20 km d'altitude au- dessus du Texas alors qu'elle se préparait à atterrir au centre spatial Kennedy, en Floride. Un trou dans la protection thermique de l'orbiteur, causé par l'impact d'un morceau de mousse isolante au décollage, est à l'origine de la catastrophe.

De l'air brûlant s'est injecté par cet orifice à l'intérieur du vaisseau, en faisant aussitôt fondre la structure. Le bloc cabine de Columbia s'est alors détaché et a commencé sa chute. Une rapide dépressurisation a fait perdre connaissance à l'équipage, qui n'avait alors plus aucune chance de réchapper à l'accident.

Selon de nouvelles analyses, les harnais des astronautes n'ont pas correctement fonctionné et leurs casques ne leur protégaient pas correctement la tête. L'enquête a également découvert des problèmes au niveau des sièges et des parachutes du bloc cabine, qui ne peuvent s'ouvrir si l'équipage est inconscient.

L'agence spatiale américaine minimise toutefois ses conclusions. Elle affirme que même si ces équipements de sécurité avaient fonctionné correctement, les circonstances de l'accident étaient bien trop défavorables pour que l'équipage ait eu la moindre chance de survie.

Le document recommande néanmoins la conception de nouvelles combinaisons spatiales davantage automatisées et mieux intégrées aux futurs vaisseaux spatiaux de la Nasa.

L'agence prévoit le retrait des trois navettes encore en service dès la fin, prévue en 2010, de la construction de la Station spatiale internationale. Le module Orion et le lanceur Arès, qui doivent notamment permettre à des astronautes de retourner sur la Lune, sont en cours de conception.

(ats)