Brésil

14 avril 2019 03:49; Act: 14.04.2019 10:07 Print

Sept morts dans l'effondrement à Rio

Les recherches se poursuivent à Rio après l'effondrement de constructions illégales dans une favela.

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Sept personnes au moins ont péri vendredi et dix-sept autres étaient toujours portées disparues samedi après l'effondrement de constructions illégales dans une favela de Rio, ont annoncé les pompiers. Les recherches se poursuivent.

Cinq corps ont été retirés des décombres et deux autres personnes envoyées à l'hôpital, a-t-on indiqué de même source en précisant travailler «sur la possibilité de 17 personnes disparues». Dix personnes ont été secourues, ont indiqué les pompiers dans un dernier communiqué. Une centaine de sauveteurs s'activaient samedi parmi les décombres, secondés par des chiens et des hélicoptères.

Tout comme de nombreux immeubles du quartier Muzema, où s'est produit le drame, et d'autres quartiers à l'ouest de Rio, les immeubles qui se sont effondrés étaient des constructions illégales présentant des risques d'effondrement, selon les autorités locales.

La cause de l'accident n'a pas été encore précisée mais le quartier de Muzema a été l'un des plus affectés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur plusieurs secteurs de Rio de Janeiro, entre lundi soir et mardi matin, provoquant des dégâts considérables et qui ont fait dix morts.

Services clandestins

La vérification des ouvrages dans ce secteur est difficile car les milices para-policières les contrôlent, expliquent les autorités. Profitant de l'absence de l'Etat, ces groupes dominent le territoire et se financent en assurant clandestinement des services tels que l'électricité, les transports, la vente ou la location d'habitations.

La mairie de Rio assure avoir essayé à plusieurs reprises d'empêcher la construction d'édifices, en dernier lieu en février, en fermant des immeubles qui présentaient des «risques imminents d'effondrement ou de glissement» de terrains.

De nombreux quartiers pauvres de l'ouest de Rio sont dominés par les milices para-policières qui contrôlent désormais 26 quartiers, selon une enquête récente du journal O Globo.

(nxp/ats)