Diplomatie

04 janvier 2016 11:06; Act: 04.01.2016 11:26 Print

Shinzo Abe tend la main à Vladimir Poutine

Le Japon et la Russie sont en conflit au sujet de quatre îles saisies par l'Union soviétique en 1945, mais revendiquées par Tokyo.

storybild

Le premier ministre japonais et le président russe s'étaient rencontrés en septembre 2015, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. (Photo: Reuters/Archives)

Une faute?

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a tendu lundi la main à Vladimir Poutine. Il a évoqué la possibilité d'une visite du président russe au Japon et réitéré son appel à la conclusion d'un traité de paix.

La Russie et le Japon sont enferrés dans une dispute territoriale au sujet de quatre îles du sud de l'archipel des Kouriles saisies à la fin de la Seconde guerre mondiale par l'URSS et revendiquées par le Japon. Ils n'ont toujours pas signé d'accord mettant officiellement fin au conflit.

«Le président Poutine et moi-même sommes d'accord sur le fait qu'il est anormal que nos deux pays n'aient toujours pas de traité de paix 70 ans après» la fin de la guerre, a déclaré Shinzu Abe à l'occasion de sa première conférence de presse de l'année.

Négociations au point mort

Les négociations concernant ces quatre îles volcaniques restent au point mort depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, condamnée par Tokyo et les Occidentaux. Fin septembre, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait exclu tout compromis, appelant Tokyo à reconnaître «les réalités historiques».

«Les questions relatives aux Territoires du Nord ne peuvent être résolues sans des échanges entre les dirigeants», a déclaré Shinzu Abe. «Je vais poursuivre mon dialogue avec le président Poutine lorsque les occasions se présenteront. Nous réfléchirons au moment le plus opportun pour sa visite au Japon», a-t-il ajouté.

Pas de sommet du G8

Le Japon accueillera en mai un sommet des grands pays industrialisés, qui se limitera au G7, au lieu d'un sommet du G8 qui aurait inclus la Russie. Shinzu Abe n'a en aucune manière laissé entendre lundi que M. Poutine pourrait finalement être associé.

Il a néanmoins appelé à la participation de la Russie sur les grandes questions internationales. «Il est également important que nous obtenions un engagement constructif de la Russie sur les questions du terrorisme, de la Syrie et de l'Iran», a-t-il dit.

La Russie a commencé à mener des frappes aériennes en Syrie le 30 septembre sur demande du régime de Damas. Elle est régulièrement accusée de viser les rebelles hostiles au président syrien Bachar el-Assad alors qu'elle affirme de son côté ne viser que les groupes terroristes, comme l'Etat islamique (EI).

(nxp/ats)