Union européenne

11 décembre 2019 07:48; Act: 11.12.2019 14:51 Print

Sommet périlleux pour Michel et von der Leyen

La dernière réunion de l'année des dirigeants européens se tient jeudi et vendredi à Bruxelles.

Ursula von Leyen présente son pacte vert.
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Les dirigeants européens se retrouvent jeudi et vendredi à Bruxelles pour leur dernier sommet de l'année avec au menu des sujets épineux: budget de l'UE, stratégie climatique à long terme, ou encore relations avec le Royaume-Uni après le Brexit.

Pour le premier sommet de Charles Michel, nouveau patron du Conseil européen, et d'Ursula von der Leyen, qui viendra défendre les positions de la Commission, l'agenda promet des discussions ardues sur des dossiers qui ne font pas l'unanimité.

La réunion se tiendra à 27. Le Premier ministre britannique Boris Johnson ne fera pas le déplacement en raison des élections législatives anticipées au Royaume-Uni.

«Avancer rapidement»

Avec un Brexit prévu fin janvier et un traité de retrait toujours en attente d'être ratifié, le résultat sera évidemment scruté par les dirigeants européens. D'autant que vendredi, un débat est prévu pour déterminer les priorités des 27 dans les négociations à venir sur la future relation avec Londres, en particulier commerciale.

Selon un projet de conclusions vu par l'AFP, les 27 devraient inviter la Commission à entamer les discussions «immédiatement» après le départ des Britanniques.

«Il faudra que nous puissions avancer rapidement après» cette élection, a affirmé mardi le président français Emmanuel Macron, à l'issue d'une rencontre avec Charles Michel à Paris. Il a insisté pour «préserver la méthode suivie jusqu'à présent: »unité des 27, conduite unique des négociations par Michel Barnier, rigueur dans la défense de nos intérêts sans céder à la pression et en respectant, avec le Royaume Uni, des conditions de concurrence équitables«.

Neutralité climatique

Jeudi, les chefs d'Etat et de gouvernement européens vont tenter de se mettre d'accord sur la date de 2050 pour se fixer un objectif de »neutralité carbone«. Cette »neutralité climatique« consiste à réduire au maximum les émissions de C02 et compenser le reste par des dispositifs d'absorption (par les sols et les forêts, par la technologie).

En juin, l'UE n'avait pas réussi à trouver l'unanimité. Trois pays -la Pologne, la Hongrie et la République tchèque- encore très dépendants des énergies fossiles, en particulier du charbon, résistent par crainte d'une transition douloureuse sur le plan social.

Le débat se tiendra au lendemain de la présentation du »Pacte vert« de la Commission européenne. Cette promesse de campagne d'Ursula von der Leyen va se décliner au fil des prochains mois en de multiples propositions législatives.

Au coeur de ce pacte, une »loi climatique« unique en son genre, a promis l'Allemande, qui inscrirait dans le marbre cet objectif de 2050. Cette proposition de loi pourrait être dévoilée fin février. Elle serait précédée par une proposition sur un »mécanisme de transition juste«, une disposition très attendue par les pays les plus en retard dans la transition.

Question d'argent

La Pologne »veut des estimations très concrètes sur les sommes« nécessaires pour atteindre la neutralité carbone, a expliqué un diplomate européen, un point »décisif« dans la discussion.

»Je sais qu'il y a encore dans les heures, dans les jours qui viennent, un travail politique pour tenter d'atteindre cet objectif important«, a reconnu mardi Charles Michel. De fait, le défi climatique est dépendant de l'argent que l'Union européenne va y consacrer. Or la discussion sur le budget pour la période 2021-2027 ne fait que débuter et promet des débats agités jeudi au sommet.

Von der Leyen »inquiète«

Ursula von der Leyen s'est dite »inquiète« des »coupes drastiques« proposées, particulièrement dans les secteurs pouvant être affectés comme Frontex (agence européenne de garde-frontières), la défense, le numérique et les »efforts pour verdir l'économie«.

La Finlande a proposé un budget abondé par des contributions nationales de 1087 milliards d'euros, soit 1,07% du revenu national brut européen, contre 1,114% proposé par la Commission

»C'est une tentative qui a ses faiblesses, ses limites. Il faut la prendre pour ce qu'elle est: une base de travail«, a résumé mardi la Française Amélie de Montchalin, à l'arrivée d'une réunion des ministres des Affaires européennes pour préparer le sommet.

Le futur budget de l'UE doit concilier la perte financière liée au départ du contributeur britannique et les nouvelles priorités (climat, sécurité, défense). Il faudra aussi compter avec les défenseurs des politiques historiques de l'Union que sont l'agriculture et la cohésion, dans lesquelles la Commission Juncker voulait tailler pour trouver des économies.

»On sait qu'on n'aura pas un accord jeudi, on sait néanmoins qu'il faut qu'on pose des jalons, qu'on avance, et qu'on puisse avant le printemps avoir un accord", a estimé Mme de Montchalin, ce qui permettra d'entamer les négociations avec le Parlement européen.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • ric67 le 11.12.2019 09:41 Report dénoncer ce commentaire

    Michel est un parasite incompétent !!!

    Michel n'a pas réussi à gouverner la Belgique et il devrait faire mieux avec l'UE ??? Ce type est un parasite dont le parti a fait le lit des islamistes en Belgique en baissant son froc devant les mosquées de Molenbeek et compagnie. Il devrait être en prison pour haute trahison !!!

  • Zen le 11.12.2019 08:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Computeriser le gouvernement

    Il faut éliminer tous ces égocentriques inutiles et chers .. computererizons le gouvernement des pays .. chaque votation déclenche l'action automatique du Computer President action voté par la majorité du peuple plus de lobbys plus d'ego démesurés plus de favoritismes plus de culs incrustés sur le fauteuil politiques plus de palabres a l'américaine a l'anglaise a l'italienne a la Macron .. le rêve ! Mais quel sera la prix a payer ?

  • Joja le 11.12.2019 12:12 Report dénoncer ce commentaire

    Le coq est enroué

    Les Français allez gérés votre pays avant de vouloir bouffer l'Europe.

Les derniers commentaires

  • Joja le 11.12.2019 12:12 Report dénoncer ce commentaire

    Le coq est enroué

    Les Français allez gérés votre pays avant de vouloir bouffer l'Europe.

  • ric67 le 11.12.2019 09:41 Report dénoncer ce commentaire

    Michel est un parasite incompétent !!!

    Michel n'a pas réussi à gouverner la Belgique et il devrait faire mieux avec l'UE ??? Ce type est un parasite dont le parti a fait le lit des islamistes en Belgique en baissant son froc devant les mosquées de Molenbeek et compagnie. Il devrait être en prison pour haute trahison !!!

    • paul le 11.12.2019 13:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @ric67

      n' importe quoi il était un excellent premier ministre !

  • anfb le 11.12.2019 09:00 Report dénoncer ce commentaire

    Bon mandat.

    Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour votre mandat.

  • Zen le 11.12.2019 08:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Computeriser le gouvernement

    Il faut éliminer tous ces égocentriques inutiles et chers .. computererizons le gouvernement des pays .. chaque votation déclenche l'action automatique du Computer President action voté par la majorité du peuple plus de lobbys plus d'ego démesurés plus de favoritismes plus de culs incrustés sur le fauteuil politiques plus de palabres a l'américaine a l'anglaise a l'italienne a la Macron .. le rêve ! Mais quel sera la prix a payer ?