France

04 octobre 2019 15:36; Act: 04.10.2019 15:47 Print

Stockage nucléaire à Bure: l'aménagement se précise

Des acteurs liés au futur centre de stockage nucléaire de Bure ont signé un Projet de développement du territoire pour planifier les aménagements dans la région.

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Le projet du futur centre industriel de stockage géologique de Bure est estimé à environ 27 milliards de francs. (Photo d'illustration) (Photo: AFP)

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Un Projet de développement du territoire (PDT) autour du futur centre de stockage des déchets nucléaires, à Bure (Meuse), a été signé vendredi par la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, dix collectivités locales et des opérateurs de la filière nucléaire.

«L'idée est que le projet Cigéo soit une opportunité de développement à la fois de qualité de vie pour les habitants, mais aussi de développement économique», a indiqué Mme Wargon lors d'une conférence de presse à l'issue d'un Comité de haut-niveau (CHN).

«On en profite pour réfléchir à comment on projette ce territoire pour les 10, 15, 20 années qui viennent. Quels types d'activités, d'emplois, de formation, d'attractivité» mettre en place, a-t-elle ajouté.

Un centre à 25 milliards d'euros

A Bure, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) expérimente, dans un laboratoire, les conditions d'exploitation du futur centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui sera construit entre la Meuse et la Haute-Marne.

Ce projet, estimé à 25 milliards d'euros (environ 27 milliards de francs), vise à enfouir à 500 m sous terre, quelque 85'000 m3 des déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français, à partir de 2035.

Il est vivement contesté devant la justice et sur le terrain par des militants qui dénoncent sa «dangerosité».

500 millions d'euros sur cinq ans

Le PDT, doté d'une enveloppe de 500 millions d'euros (environ 545 millions de francs) sur cinq ans, dont 200 millions d'euros (environ 218 millions de francs) financés par l'Andra, s'articule autour de quatre axes.

Les deux premiers concernent «la proximité»: dessertes routières et ferroviaires, fibre optique, services de santé, formation professionnelle...

Les troisième et quatrième sont «plus prospectifs» et doivent «être encore complétés» autour du développement économique de la Meuse et de la Haute-Marne, avec notamment la question de la consolidations des filières métallurgique, agricole ou d'ingénierie civile, a développé Mme Wargon.

3000 emplois directs

La construction du centre de stockage des déchets radioactifs créera jusqu'à 3000 emplois directs et son exploitation nécessitera 500 emplois, a rappelé le préfet, Alexandre Rochatte.

Le CHN se «donne encore un an» pour établir une fiscalité spécifique aux deux départements, a dit Mme Wargon.

Il réunit deux fois par an, au ministère de la Transition écologique et dans la Meuse, Etat, acteurs de la filière électronucléaire, dix collectivités locales, les élus, ainsi que les groupements d'intérêts publics des deux départements.

(nxp/afp)