Russie

26 décembre 2011 09:43; Act: 26.12.2011 15:21 Print

Succès pour la manifestation de samedi

La presse russe constatait lundi le succès de la grande manifestation samedi de l'opposition et certains titres relevaient que désormais les manifestants visaient directement Vladimir Poutine.

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Les journaux russes ont avant tout souligné que malgré la multitude de mouvements et de personnalités d'opposition, ceux-ci ont réussi à rassembler sous une bannière encore plus de monde que le 10 décembre, lors du premier grand rassemblement pour dénoncer les fraudes aux législatives du 4 décembre.

«Il y avait deux fois plus de monde. Et si, il y a deux semaines, le slogan principal visait à dénoncer les falsifications aux élections du 4 décembre, cette fois-ci, à chaque minute qui passait le rassemblement devenait de plus en plus anti-Poutine», écrit «Novyé Izvestia».

Les titres de la presse soulignent aussi que le nombre de manifestants avancé par la police -29'000- n'était pas crédible, tout en estimant que les 120'000 revendiqués par l'opposition étaient exagérés.

Les journaux avancent des chiffres allant de quelque 73'000 manifestants pour le quotidien populaire «Moskovski Komsomolets» à 102'000 selon le périodique d'opposition, «Novaïa Gazeta».

L'avenir est incertain

Au delà des querelles de chiffres, «Moskovski Komsomolets» demande à l'opposition, après ce succès, et à la veille de la longue période fériée en Russie (du 1er au 10 janvier) «et maintenant quoi?».

Se félicitant du «réveil de la société civile», le quotidien souligne que désormais les leaders du mouvement doivent trouver un terrain d'entente et développer un programme politique pour concurrencer le régime.

«Mais les organisateurs ne pensent pas à cela malheureusement, au contraire ils insistent sur le caractère apolitique et civique des manifestations», écrit le journal.

«Moskovski Komsomolets» conseille aux détracteurs du régime de Vladimir Poutine, qui veut revenir à la présidence à l'occasion de la présidentielle de mars 2012, de se mettre d'accord pour soutenir un candidat à ce scrutin afin de forcer l'homme fort du pays à un deuxième tour.

«Il est évident qu'il gagnera au deuxième tour. Mais ce ne sera pas une victoire inconditionnelle. Cela forcera les dirigeants à réaliser que la société civile existe», relève le journal.

(afp)