Turquie

29 avril 2019 13:22; Act: 29.04.2019 13:22 Print

Suicide en prison d'un espion présumé

La Turquie entretient des relations délicates avec les Emirats arabes unis, un des pays qui ont imposé un blocus économique au Qatar, un proche allié d'Ankara.

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Un homme écroué en Turquie pour des soupçons d'espionnage au profit des Emirats arabes unis s'est suicidé en prison, ont annoncé lundi les autorités turques.

Cet homme, arrêté à Istanbul avec une autre personne il y a 10 jours, était soupçonné par les enquêteurs turcs d'«espionnage politique et militaire» et d'«espionnage international».

Les autorités turques enquêtaient sur d'éventuels liens entre les deux suspects et le meurtre en octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul.

Le détenu a été retrouvé dimanche pendu au niveau de la porte de la salle de bain de sa cellule individuelle dans la prison de Silivri, près d'Istanbul, a précisé lundi le parquet d'Istanbul dans un communiqué.

Tensions diplomatiques

La Turquie entretient des relations délicates avec l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux pays qui ont imposé un blocus économique au Qatar, un proche allié d'Ankara.

Après le meurtre de Jamal Khashoggi, un collaborateur du «Washington Post» critique du pouvoir de Ryad, des responsables et médias turcs ont directement mis en cause le puissant prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, dit «MBS».

Celui-ci nie toutefois toute implication dans le meurtre de l'éditorialiste dont le corps n'a toujours pas été retrouvé.

Après avoir dans un premier temps nié le meurtre, Ryad a avancé plusieurs versions contradictoires et soutient désormais que Khashoggi a été tué lors d'une opération non autorisée par le pouvoir.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois affirmé qu'il n'abandonnerait pas l'enquête sur le meurtre de Jamal Khashoggi, déplorant le manque de coopération des autorités saoudiennes.

(nxp/afp)