France

04 décembre 2018 08:32; Act: 04.12.2018 16:41 Print

Moratoire sur la taxe carburant annoncé

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mardi un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants prévue le 1er janvier.

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La France redoute une nouvelle journée de violence lors de la quatrième journée de mobilisation des «gilets jaunes». (Samedi 8 décembre 2018) Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé qu'il allait rencontrer des «gilets jaunes libres». (Vendredi 7 décembre 2018) Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner a estimé que «tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser samedi», lors de la manifestation des gilets jaunes. (Vendredi 7 décembre 2018) Les autorités françaises font tout pour éviter une nouvelle explosion de violence samedi à Paris en marge du mouvement des «gilets jaunes». (7 décembre 2018) La préfecture a appelé les commerces des Champs-Elysées à fermer leurs portes pour le 4e samedi de grogne à venir. Les musées devraient également être fermés. (jeudi 6 décembre 2018) L'exécutif défend mercredi son plan de sortie de crise devant l'Assemblée nationale, au lendemain d'annonces visant à apaiser les «gilets jaunes» et à réduire le risque d'un nouveau week-end de violences. (5 décembre 2018) Le gouvernement «suspend pour six mois» la hausse de la fiscalité sur le carburant et les tarifs du gaz et de l'électricité «n'augmenteront pas pendant l'hiver», a annoncé mardi le Premier ministre Édouard Philippe pour tenter de sortir de la crise des «gilets jaunes». (mardi 4 décembre 2018) Le Premier ministre Édouard Philippe va annoncer ce mardi un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants prévue le 1er janvier. (mardi 4 décembre 2018) Pour remettre en état le seul Arc de Triomphe, il faudra des centaines de milliers d'euros, estime le président du Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval, ce dimanche 2 décembre 2018. Une statue de Marianne, symbole de la France, à l'intérieur de l'Arc de Triomphe. (dimanche 2 décembre 2018) L'arc de triomphe a été tagué. (dimanche 2 décembre 2018) Des voitures ont été brûlées à Paris. (dimanche 2 décembre 2018) Des vitrines commerçantes ont été attaquées et des commerces ont été pillés. (dimanche 2 décembre 2018) A Toulouse, dans le sud de la France, le bilan des manifestations qui ont dégénéré est lourd. Sur les 57 blessés qui sont à déplorer, on dénombre 48 policiers. (dimanche 2 décembre 2018) Un conducteur est décédé suite à un carambolage à cause d'un barrage de «gilets jaunes» près d'Arles (dimanche 2 décembre 2018) Emmanuel Macron a remercié les forces de l'ordre et les pompiers. Il s'est également rendu sur les lieux de manifestations. (Dimanche 2 décembre 2018) Quelques centaines de personnes étaient déjà rassemblées avant 8 heures le matin devant les barrages des forces de l'ordre. (Samedi 1 décembre 2018) Troisième jour de mobilisation nationale des gilets jaunes sur les Champs-Elysées (Samedi 1 décembre 2018) Deux véhicules de police ont été détruits lors d'incidents vendredi à la fin d'une manifestation d'environ 300 «gilets jaunes» à Bruxelles. (Vendredi 30 novembre 2018) La pétition en ligne sur change.org. contre la hausse du carburant à la pompe a dépassé le million de signataires ce jeudi. Un vrai succès! (29 novembre 2018) «Je soutiens les gilets jaunes. Je suis très respectueux de leur cause. Je suis ça avec tristesse et frustration(...). Leur mouvement est compréhensible», a déclaré Michel Polnareff au quotidien Le Parisien.(Mercredi 28 novembre 2018) Brigitte Bardot soutient le mouvement des «gilets jaunes». «Avec vous», écrit-elle sur Twitter. (Mercredi 28 novembre 2018) Franck Dubosc, Pierre Perret, Kaaris ont manifesté sur les réseaux sociaux leur soutien aux «gilets jaunes.» (Mercredi 28 novembre 2018) Face au mouvement des «gilets jaunes», Emmanuel Macron a annoncé vouloir limiter l'impact des taxes carburant et une «grande concertation». Il n'entend toutefois pas renoncer à sa stratégie sur l'environnement et le nucléaire. (Mardi 27 novembre 2018) Une barricade en feu sur le haut de l'avenue des Champs-Elysées, devant l'Arc de Triomphe. (Samedi 24 novembre 2018) C'est sur l'avenue des Champs-Elysées, dont une partie était interdite de rassemblement par les autorités, que les incidents ont été les plus marquants. (Samedi 24 novembre 2018) Il y a eu au total 130 personnes placées en garde à vue, dont 42 à Paris. (Samedi 24 novembre 2018) 106'301 «gilets jaunes» ont été recensés samedi à 17h00 dans toute la France, dont 8000 à Paris. (Samedi 24 novembre 2018) Le président Emmanuel Macron a exprimé sa «honte» face à ces incidents, dénonçant ceux qui ont «agressé» les forces de l'ordre et «violenté d'autres citoyens». (Samedi 24 novembre 2018) La manifestation des «gilets jaunes» samedi sur les Champs-Elysées a donné lieu à des échauffourées et des interpellations. (Samedi 24 novembre 2018) Seize policiers ont été blessés lors d'échauffourées lors de manifestations des gilets jaunes. L'un des policiers a eu la main arrachée par une grenade. (Mercredi 21 novembre 2018) (Mercredi 21 novembre 2018) Troisième jour de blocage et une première condamnation: les «gilets jaunes» poursuivaient lundi les opérations de blocage en ciblant autoroutes et dépôts pétroliers, tandis que les autorités affichaient leur fermeté. (19 novembre 2018) La conductrice qui, prise de panique samedi matin, a tué une manifestante à Pont-de-Beauvoisin en Savoie, a été mise en examen pour violences volontaires avec arme par destination ayant entraîné la mort sans intention de la donner. (Lundi 19 novembre 2018) Au lendemain de la mobilisation qui a rassemblé près de 288'000 personnes dans toute la France, la mobilisation continue par endroits. (dimanche 18 novembre 2018) Des barrages ont été tenus par les «gilets jaunes» dans la nuit du 17 au 18 novembre. Quelque 288'000 personnes se sont mobilisés la veille contre la hausse des prix du carburant. On déplore un mort et quelque 400 blessés au lendemain de ce mouvement social. (dimanche 18 novembre 2018) Une manifestante est décédée samedi matin en Savoie après avoir été heurtée par une voiture lors d'un barrage organisé par les «gilets jaunes» et 227 personnes ont été blessées dont sept gravement au cours d'autres incidents, a indiqué le ministère de l'Intérieur. (Samedi 17 novembre 2018) (Samedi 17 novembre 2018) Près de 283'000 personnes ont participé à 2000 rassemblements recensés dans tout le pays, au cours desquels 117 personnes ont été interpellées dont 73 placées en garde à vue. (Samedi 17 novembre 2018) (Samedi 17 novembre 2018) A Quimper, deux policiers ont été blessés après avoir été volontairement heurtés par un véhicule. L'un des deux a dû être hospitalisé, selon la préfecture. (Samedi 17 novembre 2018) (Samedi 17 novembre 2018) Près de Bordeaux, quatre membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés en fin de journée lors de heurts avec les manifestants lors d'une opération d'évacuation du péage de Virsac, sur l'A10, où la circulation était filtrée depuis la matinée, selon la préfecture. (Samedi 17 novembre 2018) (Samedi 17 novembre 2018) (Samedi 17 novembre 2018) Rennes, le 17 novembre 2018. Rennes, le 17 novembre 2018. Dans le Bas-Rhin, un piéton est entre la vie et la mort. On dénombre par ailleurs au moins 16 blessés en fin de matinée ce 17 novembre 2018. Ici, la mobilisation à Vendenheim, dans l'est de la France. Une manifestante a été tuée à un barrage en Savoie quand la conductrice, dont la voiture était secouée par les manifestants, a été prise de panique et a appuyé sur le champignon pour se tirer de ce mauvais pas. (17 novembre 2018) A Morbecque, même la mairie s'est mise aux couleurs de la protestation contre la hausse des prix du carburant. (17 novembre 2018) Un manifestant en colère. (17 novembre 2018) Un autre manifestant en colère. (17 novembre 2018) Un conducteur professionnel en colère. (17 novembre 2018)

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Acculé par les pressions inédites venues des «gilets jaunes» et de ses opposants politiques, le gouvernement français a reculé mardi pour tenter d'éviter de nouvelles mobilisations violentes. Il a suspendu pour six mois la hausse de la fiscalité sur le carburant et promis le gel des tarifs de l'énergie pendant l'hiver. Il prévoit aussi un «large débat» territorial du 15 janvier au 1er mars.

«Fixer le cap et le tenir est une nécessité pour gouverner la France, mais aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la Nation», a souligné le premier ministre français Edouard Philippe lors d'une allocution télévisée de dix minutes. Il a ajouté qu'il «faudrait être sourd» pour ne «pas entendre la colère» des Français.

Depuis les émeutes violentes en France samedi - notamment des pillages et incendies dans des quartiers chics et symboliques de Paris - qui ont choqué au-delà des frontières, le gouvernement est engagé dans une course contre la montre pour tenter d'apaiser la colère des «gilets jaunes» contre la politique sociale et fiscale du gouvernement et prévenir de nouveaux heurts.

Après avoir tardé à prendre la mesure de la profonde colère populaire - et parfois détresse - et de l'inédite détermination de nombreux «gilets jaunes», l'exécutif a toutes les difficultés à ouvrir le dialogue avec ce mouvement atypique, né des réseaux sociaux, sans leader ni structure.

Des dizaines de lycées étaient aussi à nouveau bloqués mardi en France, au lendemain de rassemblements parfois émaillés de violences: un mouvement aux revendications disparates, porté par la vague des «gilets jaunes», qui annoncent une nouvelle manifestation à Paris samedi.

Inégalité et arrogance

La politique du président Emmanuel Macron, qui s'affiche en «réformateur», a été perçue comme inégalitaire ces derniers mois par une partie de l'opinion. Il a notamment été accusé par certains «d'arrogance» et de manque d'écoute.

Sa popularité est au plus bas, notamment plombée par plusieurs saillies polémiques où il a notamment qualifié les Français de «Gaulois réfractaires au changement» et estimé qu'un «pognon de dingue» était consacré aux aides sociales. Jusqu'ici, le président était resté largement inflexible aux pressions de la rue, même face aux mobilisations contre la réforme du rail ou du code du travail.

Plusieurs responsables politiques, de l'opposition comme de la majorité présidentielle, avaient appelé le gouvernement à faire un geste.

Dans un «souci d'apaisement», le gouvernement et le président ont ainsi décidé de la suspension pendant six mois de trois mesures fiscales devant entrer en vigueur le 1er janvier 2019: la hausse de la taxe carbone, sur l'essence, le fioul et le diesel; la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence et l'alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers.

Les taxes sur l'essence devaient augmenter de 2,9 centimes par litre au 1er janvier, celles sur le diesel de 6,5 centimes.

«Ramener la sérénité»

«Nous voulons dans ce laps de temps identifier et mettre en oeuvre des mesures d'accompagnement justes et efficaces. Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences», a ajouté le premier ministre français. Ni les tarifs de l'électricité, ni ceux du gaz n'augmenteront, comme c'était prévu, «durant la concertation et donc durant l'hiver qui s'annonce», a développé M. Philippe.

«Ces décisions, immédiates, doivent ramener l'apaisement et la sérénité dans le pays» et «permettre d'engager un vrai dialogue sur l'ensemble des préoccupations qui se sont exprimées ces dernières semaines», a-t-il ajouté. Par ailleurs, une concertation locale sera menée du 15 décembre au 1er mars. «Les solutions doivent être différentes dans les grandes villes et les campagnes. Parlons-en, améliorons-les. Complétons-les. J'y suis prêt», a-t-il affirmé.

Selon le ministère français des Finances, les deux premières semaines d'actions des «gilets jaunes», à quelques semaines des festivités de Noël, ont déjà un impact «sévère et continu» sur l'économie.

«Six mois, et après?»

«Ce n'est pas du tout ce qu'on attendait», a regretté auprès de l'AFP Éric Drouet, l'un des membres historiques les plus connus des «gilets jaunes».

Ce chauffeur routier de Melun appelle à «retourner à Paris» samedi, «près des lieux de pouvoirs, les Champs-Élysées, l'Arc de Triomphe, Concorde». «Les gens sont de plus en plus motivés, ils s'organisent, nous serons encore plus nombreux», prédit-il.

«Les actions vont continuer. Globalement rien ne change», abonde à l'AFP Laure, gilet jaune de Bordeaux. «Ce ne sont que des suspensions de mesures qui auraient encore aggravé notre situation», ajoute celle qui gère la communication d'un groupe de «gilets jaunes» de la région bordelaise.

«Six mois, et après ?», s'interrogeaient nombre d'entre eux sur les réseaux sociaux. «Nous ne sommes absolument pas satisfaits. Ce ne sont que des annonces pour calmer la situation», a réagi la chargée de communication de Yellow Friday Revolution, un groupe de «gilets jaunes» de la région de Bordeaux qui revendique près de 6000 membres sur Facebook.

De son côté, Benjamin Cauchy, une des figures du mouvement, a salué une «première étape» dans le moratoire. Mais «les Français ne veulent pas des miettes, ils veulent la baguette au complet».

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Jean Gabon le 04.12.2018 08:57 Report dénoncer ce commentaire

    Un ancien French éxilé

    Un moratoir étant une suspension,je ne vois pas encore le bout du tunnel

  • Miranda le 04.12.2018 08:57 Report dénoncer ce commentaire

    La limite

    Si l'état plie face aux gilets jaunes, il y aura de sacrées répercutions. Et pas qu'en France !

  • Greenkiller le 04.12.2018 09:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Merci Nicolas

    Ce gouvernement est carrément inhumain pour maintenir à n importe quel prix la taxe imaginée par.....Nicolas Hulot!

Les derniers commentaires

  • Alain Terrieur le 05.12.2018 13:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvre pays européen

    Pas de père Noël cette année en France,uniquement le père fouettard.

  • Pierre Dubois le 05.12.2018 09:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu'attend on ?

    Monsieur Macron, fonctionnaire employé au sevice des français, ne satisfaisant plus doit être renvoyé et ceci est facilité par la loi Elkomri.

  • José le 05.12.2018 00:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas de nouvelles taxes sur l'essence chez nous

    À la COP 21 Hollande faisait la moral à tous les dirigeant pour sauver la planète, Macron se dit le président de ma transition énergétique... Sarkozy n'avait déjà pas appliqué la taxe poids lourd, Macron annule la taxe essence, et bientôt il reviendra dur sa promesse De fermer quelque centrales nucléaire.... Pendant ce temps en Suisse, on s'apauvris à payer des taxes écolo Sur l'essence et le mazout De chauffage..

  • kevin le 04.12.2018 20:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pays de m... disait Jospin

    Et si le bout du tunnel passait par la suppression des 35 heures... Mais ça la majorité des français n'en veulent pas...

    • Avec un prénom pareil le 04.12.2018 22:27 Report dénoncer ce commentaire

      Kevin

      Les français travaillent environ 40 heures par semaine et pour certains bien plus Sans être payés en plus alors arrêtez avec les clichés c'est pathétique ,très réducteur et surtout injuste pour les travailleurs honnêtes

  • Ventilateurs le 04.12.2018 19:51 Report dénoncer ce commentaire

    A la niche

    Moi à leur place je noserais plus paraître