Jérusalem-Est

04 juillet 2014 09:12; Act: 04.07.2014 09:34 Print

Tensions pour le premier vendredi du Ramadan

La situation reste tendue à Jérusalem-Est, qui attend vendredi des dizaines de milliers de musulmans sur l'esplanade des Mosquées pour le premier vendredi du ramadan.

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Le climat est exacerbé par les meurtres récents de trois jeunes Israéliens et d'un adolescent Palestinien. (Photo: Reuters/Ammar Awad)

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Jeudi, Israël a mis en garde le Hamas contre toute escalade de violence. La police a prévu des renforts dans la ville ainsi qu'à proximité de Gaza suite aux salves de roquettes.

Le climat est exacerbé par les meurtres récents de trois jeunes Israéliens et d'un adolescent Palestinien. «Nous souhaitons le calme, mais si le Hamas choisit d'agir contre nous, nous sommes prêts», a prévenu le chef d'état-major israélien Benny Gantz sur Twitter.

A Gaza, contrôlée par le Hamas, la branche militaire du mouvement islamiste a répondu en accusant Israël d'«attiser le feu de la confrontation».

L'armée israélienne a décidé de déployer autour de l'enclave palestinienne «plusieurs dizaines» d'officiers de réserve, «au niveau du commandement et non sur le terrain».

«Deux options» dans le sud

«Nous sommes prêts pour deux options dans le sud: soit les tirs contre nos communautés cessent et nos opérations cesseront aussi. Soit ils continuent et les renforts en place agiront avec force», a expliqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Au total, 34 roquettes se sont abattues jeudi sur le sud d'Israël, selon l'armée. Un soldat a été légèrement blessé par des éclats d'obus des infrastructures et des bâtiments civils endommagés.

En représailles, l'aviation israélienne a lancé un raid aérien dans l'après-midi sur la bande de Gaza après une série de frappes nocturnes qui ont fait 11 blessés, selon des sources locales et israéliennes.

A Jérusalem-Est, des affrontements sporadiques ont repris dans la journée, selon des photographes de l'AFP, des jeunes manifestants masqués tirant des fusées éclairantes directement contre les policiers.

Le «camp de la paix»

En Israël, le «camp de la paix» essaie de faire entendre sa voix. Mais il n'a mobilisé que quelques centaines de militants de gauche jeudi soir à Jérusalem, et environ 2000 à Tel-Aviv, selon un journaliste de l'AFP.

En revanche, une virulente campagne anti-arabe s'est développée sur les réseaux sociaux israéliens, poussant le président sortant Shimon Peres à appeler à «stopper l'incitation à la haine».

Sur un autre plan, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé jeudi Israël à alléger les restrictions pesant sur l'économie palestinienne, qui «s'affaiblit».

(ats)