Meurtre de Laetitia

14 février 2011 07:47; Act: 14.02.2011 07:55 Print

Tentative de suicide du principal suspect

Tony Meilhon, incarcéré dans une maison d'arrêt près de Rennes pour le meurtre de la jeune Laetitia, aurait avalé dimanche de l'eau de javel faiblement diluée.

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Des membres de la Sécurite Civile procèdent à la vidange de l'étang. L'étang dans lequel a été retrouvé le corps de Laetitia... ... après de nombreux jours de recherches. Une marche silencieuse en hommage à Laetitia s'est tenue le 29 janvier 2011 entre la Bernerie-en-Retz et Pornic. Les proches de Laetitia se rendent à la cérémonie d'enterrement. Le père (2eD) de la famille d'accueil chez qui vivait Laetitia Perrais parle avec des gendarmes. La façade de la maison où a été interpellé Tony Meilhon, le principal suspect dans la disparition de la jeune Laetitia. Reproduction d'une photo non datée de Tony Meilhon, mis en examen dans le cadre de la disparition de Laetitia Perrais. La mère (D) et la fille (C) de la famille d'accueil, chez qui vivait Laetitia Perrais, sont abbatues. Des personnes ont participé, le 24 janvier 2011 à Saint-Nazaire, à une marche silencieuse en l'honneur de Laetitia Perrais. OLe père biologique de Laetitia, Franck Perrais, a participé à la marche. Laëtitia Perrais, 18 ans, est portée disparue depuis le 19 janvier au matin. Son père a répondu aux journalistes quelques jours plus tard. Des inscriptions appelant à la justice, ont été écrites à l'endroit où a été retrouvé le scooter de Laëtitia Perrais. Le 20 janvier, les policiers menaient une enquête de voisinage dans les environs du drame. Le scooter de la jeune femme a été retrouvé abandonné à quelques dizaines de mètres de son domicile. Des vêtements ont été retrouvés devant la mairie de la Bernerie-en-Retz. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

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Tony Meilhon, le principal suspect du meurtre de la jeune Laetitia près de Pornic, a fait dimanche une tentative de suicide mais ses jours ne sont pas en danger, a-t-on appris auprès du procureur à Nantes, Xavier Ronsin.

Tony Meilhon, qui avait une nouvelle fois refusé de parler aux juges d'instruction, vendredi, lors d'un interrogatoire au tribunal de Nantes, a été hospitalisé au CHU de Rennes et s'y trouvait encore en milieu de soirée, selon une source judiciaire.

M. Meilhon était resté "totalement mutique" lors de son audition vendredi par les deux juges d'instruction nantais, avait dit le procureur, Xavier Ronsin.

Laetitia, 18 ans, avait disparu le soir du 18 janvier près de Pornic (Loire-Atlantique). Tony Meilhon, arrêté le 20 janvier, a toujours affirmé avoir accidentellement tué la jeune fille, dont une partie du corps a été retrouvée le 1er février dans une carrière inondée d'eau à Lavau sur Loire (Loire-Atlantique).

Il a toujours refusé d'indiquer où il avait dissimulé le reste du corps.

Les critiques de Nicolas Sarkozy le 3 février contre la justice nantaise dans cette affaire ont déclenché une protestation des magistrats qui a touché la quasi totalité des tribunaux de France.

Succession d'erreurs

Plusieurs erreurs ont été commises dans le suivi de Tony Meilhon, assassin présumé de la jeune Laetitia, selon un rapport de l'Inspection générale des service judiciaires qui doit être remis lundi par le garde des Sceaux, Michel Mercier, aux syndicats, et est révélé par Le Figaro dans son édition de lundi.

Selon le document, le 9 mars 2001, le principal suspect du meurtre de la jeune fille de Pornic est condamné par la cour d'assises des mineurs de Loire-Atlantique à cinq ans d'emprisonnement ainsi qu'à une mise à l'épreuve.

Le juge qui lui notifie ses obligations se trompe sur la durée de la mesure, deux ans au lieu de trois, d'après le rapport.

Le conseiller d'insertion qui prend en charge Tony Meilhon en prison "n'informe pas l'antenne du milieu ouvert" de sa libération le 24 février 2010, note le document de l'Inspection. A ce moment là, observe Le Figaro, le récidiviste est sous le coup d'une énième condamnation pour des faits d'outrages à magistrat.

Le rapport ajoute que "cette absence de coordination entre les deux services (...) ne permet pas de convoquer Tony Meilhon dans les trois jours de sortie (...) en dépit des instructions pourtant répétées des juges d'application des peines de Nantes sur ce point".

"C'est à ce moment-là que se produit une rupture dans la prise en charge de Tony Meilhon, alors même qu'il a entrepris des soins en détention", précise le document.

(afp)