Mali

01 mai 2012 12:25; Act: 01.05.2012 15:49 Print

Tirs nourris après une nuit de combats

Des tirs nourris étaient entendus mardi matin près du camp des forces loyalistes dans le centre de Bamako.

storybild

Le chef des ex-putschistes, le capitaine Sanogo, avait annoncé maîtriser la situation après les combats de la nuit de lundi à mardi. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Les ex-putschistes avaient affirmé dans la nuit avoir «maîtrisé» la situation après des violents combats dans la capitale qui ont fait plusieurs morts, selon des témoins.

Un journaliste de l'AFP a entendu des tirs intenses vers 10H00 (locales et GMT) près du camp «para» des forces loyalistes, situé dans le centre-ville de la capitale malienne. Il n'était pas encore possible de déterminer l'origine de ces tirs. «On a encore des coups de feu un peu partout», a témoigné une habitante dans le centre-ville.

«Cette nuit tout le monde est resté chez soi. On a encore des coups de feu un peu partout (...) Il y a très peu de gens dans les rues et au marché», a témoigné dans la matinée une habitante du quartier populaire de Bagadadji, dans le centre de Bamako.

Lundi en fin d'après-midi les forces restées loyales au président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé le 22 mars, ont mené pendant plusieurs heures des attaques contre le camp des ex-putschistes à Kati près de Bamako, l'aéroport et la radio-télévision nationale (ORTM), occupée par les partisans du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat du 22 mars.

Les combats entre les forces loyalistes et les ex-putschistes lundi soir à Bamako ont fait au moins 14 morts et 40 blessés, a-t-on appris mardi de source hospitalière dans la capitale malienne.

«Nous avons eu 14 morts et 40 blessés», a déclaré à l'AFP le docteur Abdoulaye Nene Coulibaly, directeur de l'hôpîtal Gabriel Touré à Bamako, précisant qu'il s'agissait de militaires des forces loyalistes et de l'ex-junte.

«Bérets rouges» recherchés

Mardi au petit matin, un militaire s'exprimant au nom du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte qui avait renversé ATT, est apparu à l'ORTM pour dénoncer «des forces obscures» qui ont «attaqué» les trois lieux stratégiques et affirmé que les forces du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDE, junte) avaient «sécurisé» ces lieux.

«Nous tenons l'ORTM, l'aéroport et Kati. Nous maîtrisons la situation. Il y a eu des morts mais pour l'instant on ne peut pas donner le nombre. Nous verrons dans la journée» mardi, a déclaré dans la matinée un officier de communication de la junte.

Un soldat de la junte a affirmé de son côté avoir vu «au moins neuf morts entre Kati et Bamako», ajoutant que «des bérets rouges ont été arrêtés hier soir et conduits conduit à Kati». Des engins blindés étaient postés devant l'ORTM et à l'aéroport, et des hommes de la junte procédaient à la fouille des véhicules à la recherche des «bérets rouges», a-t-on constaté.

(afp)