Ouganda

03 avril 2019 15:40; Act: 04.04.2019 06:59 Print

Touriste américaine et son chauffeur enlevés

Quatre hommes armés ont kidnappé une Américaine et son chauffeur ougandais, mardi soir, près de la frontière avec la République démocratique du Congo.

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La région où les touristes ont été enlevés est instable. (Photo: Keystone/Photo d'illustration)

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Des hommes armés ont enlevé mardi soir une touriste américaine et son chauffeur ougandais dans un parc situé dans le sud-ouest de l'Ouganda, non loin de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), et réclamé une rançon de 500'000 dollars.

Quatre hommes armés ont tendu une embuscade mardi entre 17 heures (14h GMT) et 19 heures (16h GMT) à un van transportant des touristes dans le parc national Queen Elizabeth, a indiqué mercredi dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo.

Une chasse à l'homme a été lancée pour retrouver les kidnappeurs.

Importante rançon

La police ougandaise a précisé que ces hommes ont tenu en joue les quatre passagers du véhicule, emmenant avec eux une touriste américaine de 35 ans et le chauffeur. Ils ont emporté les clés du véhicule, dans lequel ont été laissés les deux autres touristes, un couple de personnes âgées, qui n'ont pas été blessés et qui ont alerté les secours.

«Les ravisseurs, qui ont utilisé le téléphone de la victime, ont réclamé 500'000 dollars américains (498'000 francs)», a souligné Polly Namaye, porte-parole adjointe de la police ougandaise, dans un communiqué. «Nous pensons fermement que cette rançon est la raison du kidnapping».

Une unité d'élite de la police a été déployée dans le parc pour y «renforcer les équipes de sécurité» ainsi que rechercher les ravisseurs et les personnes qu'ils ont enlevées, a indiqué Polly Namaye.

Localiser les victimes

Le parc national Queen Elizabeth, un des plus connus d'Afrique de l'Est et qui s'étend sur 1978 kilomètres carrés, est situé le long de la frontière avec la RDC et plus particulièrement de l'est de ce pays, une région instable où pullulent groupes armés et milices.

«Dans le cadre de la recherche des victimes, toutes les zones de sortie le long de la frontière entre la RDC et l'Ouganda ont été fermées», a assuré Polly Namaye. Selon le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo, qui souligne que des policiers, des soldats et des rangers ougandais ont été mobilisés, «la priorité est à l'heure actuelle de localiser, sauver et ramener en sûreté» les deux personnes enlevées.

Jungle

Polly Namaye a par ailleurs soutenu qu'il s'agissait «du premier incident de ce genre dans une zone pacifique», selon le communiqué de la police. «Ceux qui comptent visiter le parc national et ses alentours ne devraient pas être découragés», a-t-elle ajouté, précisant que «des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place pour les résidents locaux et les visiteurs».

Situé en RDC, le parc national des Virunga, voisin du Queen Elizabeth, avait temporairement suspendu toutes ses activités touristiques après l'enlèvement l'année passée de deux touristes britanniques et de leur chauffeur, qui avaient été libérés deux jours plus tard.

Le parc Queen Elizabeth est situé à quelque 150 kilomètres au nord du parc de la forêt impénétrable de Bwindi, célèbre pour ses gorilles et dans lequel des rebelles rwandais avaient tué huit touristes étrangers en 1999. Ces rebelles faisaient partie d'une milice ayant participé au génocide rwandais en 1994 avant de fuir vers la jungle congolaise. L'incident avait durement pénalisé le tourisme en Ouganda, secteur clé de l'économie du pays et une des principales sources de devises étrangères.

(nxp/afp)