Affaire Bissonnet

10 février 2011 16:52; Act: 10.02.2011 17:23 Print

Trio insolite condamné pour meurtre

La justice a reconnu jeudi coupable un trio insolite, composé d'un riche mari accusé d'avoir commandité le meurtre de sa femme pharmacienne dans le sud de la France en 2008, de son jardinier et d'un ami vicomte.

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L'employé Meziane Belkacem (à gauche) a écopé de 20 ans, et Jean-Michel Bissonnet écope de 30 ans de réclusion. (Photo: AFP)

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La cour d'assises de l'Hérault (France) a condamné à 30 ans de prison pour avoir organisé le meurtre de sa femme Jean-Michel Bissonnet, qui s'est évanoui à l'annonce du verdict.

Le jardinier Méziane Belkacem, qui a reconnu avoir tué Mme Bissonet, a été condamné à 20 ans de prison et le vicomte Amaury d'Harcourt, qui a reconnu avoir fait disparaître l'arme du crime, a été condamné à 8 ans de prison.

Mardi, l'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Bissonnet, 25 ans de prison contre Belkacem et 10 ans contre d'Harcourt.

Le mari nie

Jean-Michel Bissonnet, qui nie toute implication dans le crime, dit avoir découvert le corps de sa femme Bernadette, tuée de deux coups de fusil à leur domicile, en rentrant d'une réunion au Rotary Club le 11 mars 2008.

Le jardinier, Meziane Belkacem, décrit comme «fruste» par une psychologue, passe rapidement aux aveux et dit avoir agi à la demande de son patron, en échange de 30.000 euros. Il a une nouvelle fois présenté jeudi ses «regrets» et ses «excuses».

«Je le répète encore une fois, je suis innocent. Je suis un écorché vif après tout ce que j'ai entendu. Je n'aspire qu'à une chose, c'est de retrouver mes enfants pour leur apporter deux fois plus d'amour», a encore déclaré jeudi Jean-Michel Bissonnet, le visage marqué.

Un aristocrate impliqué

Le vicomte d'Harcourt, issu d'une des plus vieilles familles de la noblesse française, qui a lui aussi mis en cause Jean-Michel Bissonnet et a reconnu avoir participé à la préparation du crime et fait disparaître l'arme, avait évoqué peu avant le verdict, d'une voix quasiment inaudible, son «amitié» qui l'a conduit à commettre un tel acte.

Les audiences avaient débuté le 10 janvier, trois mois après la fin d'un premier procès interrompu au bout de cinq jours à la suite d'une série de coups de théâtre.

(ap)