Fukushima

29 février 2016 07:11; Act: 29.02.2016 12:26 Print

Trois ex-dirigeants de Tepco jugés

Trois anciens directeurs sont accusés de négligences professionnelles lors la catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011.

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L'autorité japonaise de régulation nucléaire a estimé techniquement conformes aux nouvelles normes deux réacteurs nucléaires de la compagnie Tepco, une première pour cet opérateur considéré comme responsable de l'accident de Fukushima. (4 octobre 2017) L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, au nord-est du Japon, a commencé mardi à geler le dernier tronçon d'un mur de glace souterrain de 1,5 km. Il est destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d'eau. (Mardi 22 août 2017) Une bombe datant de la 2e Guerre mondiale a été retrouvée à environ mille mètres des réacteurs 2 et 3 (ici à l'image) de la centrale de Fukushima. L'engin a été découvert à l'occasion du chantier d'un parking. (Jeudi 10 août 2017) Un robot a repéré pour la première fois ce qui pourrait être du combustible nucléaire fondu dans le réacteur 3 de la centrale japonaise accidentée de Fukushima. (Dimanche 23 juillet 2017) Un robot a été dépêché cette semaine dans l'enceinte de confinement du réacteur 3 de la centrale saccagée de Fukushima, dans le nord-est du Japon. Les images prises vendredi montrent un amas qui pourrait être une partie du combustible fondu, selon l'exploitant. (Vendredi 21 juillet 2017) Il faudra quatre décennies pour assainir la centrale nucléaire de Fukushima. (Vendredi 21 juillet 2017) L'ex-président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (77 ans), ainsi que de deux vice-PDG, Ichiro Takekuro (71 ans) et Sakae Muto (66 ans) sont jugés pour «négligence». (Vendredi 30 juin 2017) Un tribunal a reconnu pour la première fois la responsabilité de l'Etat dans l'accident nucléaire. (Vendredi 17 mars 2017) Le comité olympique international (CIO) a donné son feu vert pour l'organisation d'épreuves de baseball à Fukushima lors des JO-2020. (Vendredi 17 mars 2017) Le Japon s'est recueilli à la mémoire des victimes du séisme et du tsunami survenus il y a six an (Samedi 11 mars 2017). La compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record et un trou dans une partie métallique à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2. (Vendredi 3 février 2017) Le gouvernement japonais a presque doublé son estimation du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima, à 180 milliards de francs. (Dimanche 27 novembre 2016) Disputer des matchs dans la région dévastée par l'accident nucléaire aiderait à régénérer la zone et permettrait de montrer au monde les progrès de la régénération d'ici 2020, selon les organisateurs des JO de Tokyo. (9 novembre 2016, Image d'archives) Tepco demande une aide financière supplémentaire à l'Etat japonais pour démonter la centrale nucléaire accidentée. (Fukushima, 29 juillet 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Un hommage national était rendu vendredi au Japon aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel, catastrophe naturelle amplifiée par un accident nucléaire dont le pays n'est pas remis. (Vendredi 11 mars 2016) Malgré le froid et souvent le crachin, avec des fleurs, des bougies, les familles se sont recueillies comme chaque année à Sendai, Ishinomaki, Rikuzentakata, Minamisanriku et autres lieux du Nord-Est.(Vendredi 11 mars 2016) Le 11 mars 2011, près de 18.500 vies ont été emportées par un raz-de-marée d'une ampleur telle qu'il n'en survient «qu'une fois par millénaire», disent les anciens au Japon. Quelque 3.000 autres personnes sont décédées plus tard des suites du drame, à cause de la dégradation de leurs conditions de vie. Trois anciens directeurs du groupe Tokyo Electric Power sont accusés de négligences professionnelles lors la catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011. «C'est la première fois que la justice va devoir se prononcer sur la culpabilité de quelqu'un dans l'accident nucléaire de Fukushima», a souligné la chaîne de télévision publique NHK. De gauche à droite: Tsunehisa Katsumata, Ichiro Takekuro et Sakae Muto. (29 février 2016) Cinq ans après la catastrophe, le 24 février 2016, Tepco a reconnu avoir sciemment minimisé la gravité des dégâts constatés sur les réacteurs de la centrale. L'opérateur de la centrale a en effet retardé de deux mois l'annonce selon laquelle trois coeurs de réacteurs étaient en fusion. (Image d'illustration) Tokyo Electric Power (Tepco) fait un pas envers les experts étrangers désireux de participer au chantier du démantelement de la centrale nucléaire qui devrait durer plusieurs décennies. (24 septembre 2015) Deux accidents survenus coup sur coup dans les centrales nucléaires Fukushima Daiichi (N°1) et Daini (N°2) se sont soldés mardi par le décès de deux hommes, a déploré Tokyo Electric Power (Tepco). (20 janvier 2015) Trois ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon s'apprête à relancer l'énergie nucléaire (16 juillet 2014) Greenpeace a acheté des actions de Tepco afin de pouvoir s'exprimer lors de l'assemblée générale de la compagnie exploitante de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon. (23 juin 2014) La compagnie Tepco a commencé mercredi à déverser en mer des centaines de mètres cubes d'eau souterraine pompée en amont des réacteurs de Fukushima. (21 mai 2014) La compagnie Tepco a commencé mercredi à déverser en mer des centaines de mètres cubes d'eau souterraine pompée en amont des réacteurs de Fukushima. (21 mai 2014) Le 11 mars 2014, une minute de silence a été observée partout dans l'archipel, pour commémorer les trois années de la tragédie. (11 mars 2014) A Tokyo, des milliers de personnes ont participé à un rassemblement en mémoire des victimes. (11 mars 2014) Le 11 mars 2014, une minute de silence a été observée partout dans l'archipel, pour commémorer les trois années de la tragédie. (11 mars 2014) Tepco, l'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, a installé une deuxième caméra pour permettre de regarder en direct via internet une partie de la situation dans la centrale accidentée. (10 janvier 2014) Tepco a demandé à l'Etat une aide financière supplémentaire de 999,5 milliards de yens (plus de 8,5 milliards de francs suisses) pour l'indemnisation des victimes de Fukushima. C'est la sixième fois que l'opérateur réclame une avance de fonds depuis le début de cette crise. (27 décembre 2013) L'opérateur Tepco a reconnu pour la première fois que des eaux souterraines radioactives accumulées au pied de la centrale accidentée de Fukushima avaient fui dans l'océan Pacifique voisin. Le ministre japonais de l'Industrie Toshimitsu Motegi a indiqué vendredi qu'il souhaitait redéfinir d'ici à la fin de l'année les grandes lignes de la politique énergétique du Japon, en révisant le projet d'abandon de l'énergie nucléaire imaginé par le précédent gouvernement. Le gouvernement japonais annonce un arrêt progressif du recours à l'énergie nucléaire. «Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030», précise-t-il. La catastrophe de Fukushima provoque des malformations congénitales dans les ailes des papillons. La radioactivité se retrouve en effet dans la descendance des papillons jusqu'à la troisième génération, selon les scientifiques de l'Université de Ryukyu à Okinawa. La Japon célèbre le premier anniversaire du tsunami. Yuko Sugimoto, prise en photo en 2011 blottie dans une couverture, est devenue l'icône du séisme japonais. Elle est photographiée un an après, avec son fils. La Japon célèbre le premier anniversaire du tsunami. La ville de Kesennuma prise au moment du tsunami et un an plus tard. Un nouvel incident se produit à la centrale de Fuskushima. Une fuite radioactive est décelée au niveau de la station d'épuration. Greenpeace mesure des taux de radioactivité très hauts près de la centrale. La population commence de protester contre le nucléaire. A Tokyo et Nagoya, quelque 300 personnes manifestent contre la centrale. Le vice-président de Tepco, à qui appartient la centrale, s'excuse officiellement devant les médias du monde entier. Le gouvernement japonais explique que la situation est rétablie dans la centrale de Fukushima. Le Parlement japonais débloque près de 2200 milliards de yens (plus de 22 milliards de francs) pour la reconstruction des zones dévastées par le tsunami et le tremblement de terre. De la vapeur s'échappe de l'un des réacteur. Ce 3 juin, on mesure les plus hauts taux de radioactivité depuis la catastrophe. Les habitants de la zone condamnée sont autorisés à rentrer brièvement dans les maisons qu'ils avaient abandonnées à la hâte et récupérer quelques affaires. Des robots mesurent les radiations dans la centrale et livrent des images du réacteur 3 qui permettent de mieux déceler les fuites. Des murs en acier sont dressés entre la centrale et le Pacifique afin de protéger l'océan de la radioactivité. Une procédure similaire à celle utilisée à Tchernobyl est utilisée. Les techniciens tentent d'injecter de la résine pour capturer la radioactivité et la faire tomber au sol. Selon une échelle internationale, l'accident de Fuskushima est au moins aussi grave que celui de Tchernobyl en 1986. Une inquiétante fissure est découverte sur l'un des réacteurs. Du coup, de l'eau hautement contaminée se déverse dans la mer. Les premières victimes retrouvées après la catastrophe sont enterrées rapidement. La catastrophe a fait 18'000 morts. Les secours déplacent une dame âgée de 80 ans dans un lieu jugé plus sûr. Un drone livre les premières images aériennes en haute résolution de la centrale nucléaire endommagée. Le tsunami a ravagé la région. Les premières images de l'intérieur du réacteur 1. Les pompiers s'apprêtent à prendre tous les risques pour éteindre le feu dans la centrale. On l'apprendra plus tard, les homme du feu n'étaient pas tous volontaires. Une vue par satellite du réacteur endommagé. Un premier réacteur explose, il est filmé en direct par les télévisions. A Ishinomaki, une jeune femme, Yuko Sugimoto se trouve à côté des décombres, perdue. Le tsunami atteint la côte du Japon, où se trouve la centrale nucléaire de Fukushima. Plusieurs centaines de personnes meurent immédiatement dans la catastrophe. Il y aura en tout 18'000 victimes. La centrale électrique d'Ishihara explose. La secousse se produit à 14h46, heure locale, à 125 km de la côte nord-est du pays, à une profondeur de 10 km. Elle est mesurée à 9,0 sur l'échelle ouverte de Richter. L'aéroport de Sendai, sous l'eau après le passage des vagues. Les vagues du tsunami ravagent toute la côte Le Japon connaît l'un des plus graves séismes de son histoire. Il provoque un tsunami destructeur qui entraîne des vagues de plus de 20 mètres de haut par endroit sur le littoral.

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L'ex-président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, âgé de 75 ans, ainsi que deux vice-PDG , 65 et 69 ans, sont poursuivis pour négligence professionnelle ayant entraîné des décès et blessures, a-t-on appris auprès des avocats des plaignants.

«C'est la première fois que la justice va devoir se prononcer sur la culpabilité de quelqu'un dans la survenue de l'accident nucléaire de Fukushima», a souligné la chaîne de télévision publique NHK.

Cette étape intervient après une décision prise en juillet par un panel spécial de citoyens, selon une procédure complexe qui a duré des mois. Les trois ex-dirigeants sont accusés de ne pas avoir pris les dispositions qui auraient permis d'éviter les dégâts causés aux installations par le tsunami ainsi que les avaries en chaîne qui ont suivi.

Soulagement

Les citoyens considèrent les trois dirigeants de Tepco comme responsables de la mort de 44 malades âgés évacués d'un hôpital de Futaba, près de la centrale, dans des conditions déplorables, ainsi que des blessures causées à 13 autres personnes.

Un précédent avis de la justice nippone avait estimé, en janvier 2015, «que les preuves n'étaient pas suffisantes pour conclure que les trois personnes visées auraient pu prévoir ou éviter» l'accident. Mais les plaignants ont finalement eu gain de cause après une bataille judiciaire de longue haleine.

La présidente d'une association citoyenne qui a oeuvré pour aboutir à ce procès à venir a évoqué lundi en conférence de presse à Tokyo «le soulagement d'en arriver enfin à la possibilité de questionner la responsabilité pénale pour un accident nucléaire à l'origine d'un désastre qui empêche des dizaines de milliers d'évacués de retourner chez eux».

Etablir la vérité

«Le rôle de l'Etat doit aussi être questionné, de même que celui de l'autorité de régulation nucléaire à l'époque», estime l'avocat Yuichi Kaido qui pense que le procès permettra d'établir des vérités dans une «affaire de camouflages».

Officiellement, personne n'est mort du fait des radiations dégagées de la centrale de Fukushima. Mais les autorités reconnaissent elles-mêmes que plusieurs centaines de riverains de la côte Pacifique et/ou des installations nucléaires sont décédés ultérieurement des suites de la triple catastrophe.

Non coupables

Cinq ans après le drame, et alors que Tepco vient d'avouer en avoir minimisé la gravité dans les premiers jours, les trois ex-responsables de la compagnie vont plaider non coupables, selon la chaîne NHK, chacun avec des arguments censés écarter leur connaissance préalable des risques de survenue d'un tsunami de l'ampleur de celui du 11 mars 2011.

Le procès des trois personnalités renvoyées devant les juges risque d'être long et pourrait ne débuter qu'en 2017, compte tenu du nombre de documents à réunir.

Réacteur à l'arrêt

Par ailleurs, un réacteur nucléaire de l'ouest du Japon, relancé vendredi dernier, s'est soudainement arrêté lundi à cause d'un problème technique, a annoncé la compagnie exploitante Kansai Electric Power. Une alarme a retenti et l'unité Takahama 4 s'est stoppée un peu après 14h locales (6h en Suisse), a expliqué un porte-parole.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • dodo le 29.02.2016 09:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    nutleaire

    c'est le moment... Enfin des gros bonnets qui se font juger pour leurs fautes, il n' y a pas que les petites gens qui sont juger...

Les derniers commentaires

  • dodo le 29.02.2016 09:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    nutleaire

    c'est le moment... Enfin des gros bonnets qui se font juger pour leurs fautes, il n' y a pas que les petites gens qui sont juger...