Etats-Unis

05 avril 2019 17:02; Act: 05.04.2019 17:34 Print

Trump boude l'«ennuyeux» dîner des correspondants

Le président américain ne participera pas au gala qu'organise la Maison Blanche à l'endroit de la presse. Il juge l'événement «trop négatif».

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«Le dîner des correspondants est trop négatif. J'aime les choses positives», a-t-il lancé vendredi matin depuis les jardins de la Maison Blanche. (Photo: Keystone)

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Le président américain Donald Trump, comme en 2017 et 2018, ne participera pas fin avril au prestigieux dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche, qu'il a jugé vendredi «ennuyeux» et «trop négatif».

Ce dîner de gala, événement annuel de la vie politique de Washington, célèbre la liberté de la presse et donne l'occasion au président de prononcer un discours, en général teinté d'autodérision, sur l'année écoulée, et de se faire épingler par un humoriste.

En l'absence d'un humoriste au programme de l'édition 2019, prévue le 27 avril, Donald Trump, qui a des relations très tendues avec de nombreux médias, avait laissé entendre en novembre qu'il pourrait y participer, à l'instar de ses prédécesseurs républicains comme démocrates.

«Make America Great Again»

Mais le milliardaire républicain snobera finalement à nouveau le rendez-vous pour tenir à la place un meeting «Make America Great Again».

«Le dîner des correspondants est trop négatif. J'aime les choses positives», a-t-il lancé vendredi matin depuis les jardins de la Maison Blanche.

La tradition du dîner des correspondants a débuté en 1921. Depuis 1980, tous les présidents y ont assisté, sauf Ronald Reagan en 1981, qui se remettait alors de l'attentat dans lequel il avait été grièvement blessé.

C'est lors de ce dîner, auquel il participait en tant qu'invité en 2011, que Donald Trump avait été la cible des piques de Barack Obama, alors président, qui avait raillé son goût prononcé pour les théories du complot.

Pendant des années, le magnat de l'immobilier avait relayé une théorie mettant en doute le lieu de naissance de Barack Obama et donc sa légitimité pour diriger les Etats-Unis.

(nxp/afp)