Présidentielle américaine de 2020

20 février 2019 22:14; Act: 20.02.2019 22:14 Print

Trump cherche déjà des surnoms à ses adversaires

Le président américain et ses collaborateurs seraient sur le pied de guerre afin de trouver des sobriquets aux personnes susceptibles de l'affronter en 2020.

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Depuis que l'emploi du temps de Donald Trump a fuité dans la presse américaine, le mystère plane quant au fameux «executive time» qu'il semble tant affectionner. Selon certaines sources, il s'agirait d'une manière élégante de qualifier le temps que le président des Etats-Unis consacre à regarder la télé, tweeter ou téléphoner. D'autres supposent que le dirigeant consacre une bonne partie de ces mystérieuses plages horaires à faire joujou avec un simulateur de golf tout récemment installé à la Maison-Blanche.

«The Hill» avance une autre hypothèse. Le journal britannique croit savoir que le dirigeant américain multiplie les réunions avec ses collaborateurs dans un but bien précis: trouver des surnoms à ses potentiels adversaires à l'élection présidentielle de 2020. Il y aurait plusieurs raisons à cette stratégie. D'une part, ces sobriquets pourraient servir de «noms de code» à Trump et ses proches, qui auraient ainsi la liberté de parler des personnes en question sans avoir besoin de les nommer précisément.

D'autre part, l'usage de surnoms servirait à coller une étiquette aux rivaux du président et à créer un plan d'attaque et autres «phrases choc» pouvant être utilisés pendant la campagne. Il faut dire que Donald Trump affectionne tout particulièrement l'utilisation de sobriquets peu flatteurs. La liste concoctée à ce sujet par Wikipédia est d'ailleurs longue comme un jour sans pain, et rappelle notamment que le dirigeant avait traité son homologue nord-coréen Kim Jong-un de «Rocket Man» (l'homme-fusée). Pendant la campagne de 2016, Trump attaquait régulièrement «Crooked Hillary» (Hillary la malhonnête).



Il y a quelques mois, le président des Etats-Unis a surnommé la sénatrice Elizabeth Warren «Pocahontas» en raison de ses origines amérindiennes. Malgré une volée de bois vert, Trump continue d'utiliser régulièrement ce petit nom.


Amy Klobuchar, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle un jour de neige, a été comparée à un «bonhomme de neige».


Le démocrate Bernie Sanders, qui vient d'annoncer qu'il se lançait dans la course, a d'ores et déjà été baptisé «Crazy Bernie» (Bernie le fou).


Nul doute que Kamala Harris, proche de Barack Obama considérée comme la principale rivale de Trump pour 2020, n'échappera pas, elle non plus, à un sobriquet du plus bel effet. Selon The Hill, le président américain pourrait choisir de l'attaquer sur sa présence régulière dans des talk-shows.

(joc)