USA

09 juillet 2019 19:01; Act: 09.07.2019 19:10 Print

Trump ne peut pas bloquer ses détracteurs sur Twitter

Une cour d'appel a confirmé une décision qui estimait que le président pratiquait de la discrimination en empêchant ses critiques de s'abonner à son compte personnel.

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Le compte Twitter de Donald Trump est suivi de 61,89 millions de personnes dans le monde.

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Le président américain n'a pas le droit de bloquer ses opposants sur Twitter juste parce qu'ils ne seraient pas d'accord avec lui. Une cour d'appel composée de trois juges a confirmé mardi une décision en ce sens.

Ces magistrats confirment ainsi une décision prise l'an dernier. Une juge fédérale avait alors estimé que le locataire de la Maison Blanche pratiquait de la «discrimination d'opinion» en empêchant ses critiques de s'abonner à son compte personnel @realDonaldTrump.

La magistrate avait considéré que la possibilité de réagir aux fréquents tweets présidentiels, en les commentant, s'inscrivait dans l'exercice de la liberté d'expression protégée par le premier amendement de la Constitution. Le ministère américain de la Justice avait fait appel.

Espace public

Dans sa décision rendue publique mardi, la cour a affirmé que Donald Trump avait bien fait de son compte Twitter, suivi par 61,8 millions de personnes, un espace public lié à ses fonctions officielles.

«Le premier amendement ne permet pas à un responsable gouvernemental qui utilise un compte sur les réseaux sociaux pour toutes sortes de raisons officielles d'exclure, dans le cadre d'un dialogue en ligne par ailleurs ouvert, des personnes exprimant des opinions avec lesquelles ce responsable ne serait pas d'accord», écrivent les magistrats dans un jugement de 29 pages.

Ce dossier était né d'une plainte déposée par le Knight Institute, une organisation de défense de la liberté d'expression dépendant de l'université de Columbia, au nom de sept personnes «bloquées» par M. Trump. On trouvait parmi elles un comédien new-yorkais, un professeur en sociologie du Maryland, un policier texan et une chanteuse de Seattle que le blocage empêchait de voir les tweets postés par le président, et d'y répondre directement.

Le ministère avait fait valoir que Donald Trump n'agissait pas en sa qualité de président quand il bloquait des utilisateurs. Cette interprétation a été repoussée par les juges.

«Nous considérons que les preuves de la nature officielle du compte sont accablantes», écrivent-ils dans leur décision. «Nous considérons également qu'une fois que le président a choisi une plateforme et a ouvert cet espace interactif à des millions d'utilisateurs et de participants, il ne peut exclure spécifiquement ceux avec qui il n'est pas d'accord».

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Hulot le 09.07.2019 19:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il l'a bien cherché

    Quand on tweet tout azimut, il faut s'attendre à des retours de boomerangs!

  • Chrizo le 09.07.2019 19:19 Report dénoncer ce commentaire

    Magnifique !

    Hahahhahahahhahahahhaha l'arroseur arrosé ! Splendide jugement pour une fois outre-atlantique !

  • lol le 09.07.2019 19:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Super!

    maintenant, on va bien rigoler Mister Fake News!

Les derniers commentaires

  • Pensif12 le 10.07.2019 11:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trump ne sait plus à quel saint se vouer

    Twitter la fait élire en 2016. Monsieur le Président Trump est certain que ce média social le fera réélire en 2020. Il y a pas longtemps, je pensais qu'il avait raison. J'en suis plus aussi certain. Tout ce joue dans les états appelé swing state.  En 2016, M. Trump, grâce au choix de quelques swing state comme la Floride, Ohio, Wisconsin et la Pennsylvanie, a retourné la situation malgré que la candidate Hillary aie obtenu 3 millions de suffrages en plus. Hormis la Floride, le candidat Trump à perdu nombre de soutien chez les 3 autres. M. Trump, n'aura probablement comme seul choix une attaque contre l'Iran pour retourner l'issue du vote des Américains. C'est un jeux dangereux et à l'issue incertaine.

  • Sben le 10.07.2019 05:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    UDciens maboule

    ça va les gens a toujours mettre la faute sur la gauche??ça en deviens une maladie pour ces udciens de souche ici alors que la plupart des pays d'Europe et surtout la suisse sont bien diriger par votre Tres cher droite ultraliberale mais vous avez raison continuez a soutenir vos riches et jouer les moutons et ce seront les mêmes qui viendront râler parce que tout augmente.

  • jlc le 10.07.2019 02:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est formidable...

    On va pouvoir pourrir les comptes Twitter des candidats démocrates... Vives la réciprocité ! Que du bonheur !

  • Nando63 le 10.07.2019 02:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trop fort ...

    Ha ben avec un article de ce type, on va sauver la planète... J'adore Trump, ce gars est tellement excellent, que même les gauchos ne peuvent s'empêcher de parler de lui chaque jour... Il est vraiment trop fort

  • rafael le 10.07.2019 01:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est sont Twitter pas celui du juge.

    Mais où va-t-on ? Il a droit d'avoir qui il veut sur son compte. C'est privé tour comme les autres Millards des personnes. Si lui doit être obligé accepter alors il faut obliger tt le monde. Le nombre de fois que des sites banissent ou bloquent des utilisateurs car il n'expriment pas la pensée unique de la Gauche.

    • Bob Forallpeople le 10.07.2019 02:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @rafael: no private

      D'où son compte est-il privé? Il arrose toute la terre de ses niaiseries, c'est donc un compte tout public ... Qu'il assume ...

    • Guy Gnole le 10.07.2019 02:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @rafael

      Mais quelle gauche? Arrête ton char et change de disque