Guerre commerciale

25 juillet 2018 05:13; Act: 25.07.2018 19:04 Print

Rencontre sous tension à la Maison-Blanche

Donald Trump rencontre mercredi le chef de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker dans un contexte de guerre commerciale.

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«Ce que nous fait l'Union européenne est incroyable (...) Ils ont l'air gentils, mais ils sont durs», a lancé Donald Trump à la veille de sa rencontre avec Jean-Claude Juncker. (Mardi 24 juillet 2018) (Photo: AFP)

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Le tête-à-tête dans le Bureau ovale pourrait être tendu: Donald Trump reçoit mercredi le chef de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker au moment où la guerre commerciale qu'il a déclenchée fait grincer des dents dans son propre camp.

Preuve des turbulences liées au bras de fer engagé par le président américain: son administration vient d'annoncer une aide d'urgence de 12 milliards de dollars destinée aux agriculteurs touchés par les représailles aux tarifs douaniers décrétés par Washington visant la Chine, l'Union européenne ou encore le Canada.

Dans ce contexte, la rencontre entre le magnat de l'immobilier, à la Maison Blanche depuis 18 mois, et le Luxembourgeois, à la tête de la Commission européenne depuis 2014, s'annonce particulièrement délicate.

Connu pour son franc-parler --et son humour-- le chef de l'exécutif européen a raconté que M. Trump lui avait dit, à l'occasion du dernier G7: «Jean-Claude, tu es un tueur brutal». «Je pense qu'il a dit cela comme un compliment mais je n'en suis pas sûr...», a-t-il ajouté.

Mercredi, Jean-Claude Juncker a indiqué à la chaîne allemande ZDF ne pas être «excessivement optimiste» avant ces négociations. «Nous signifions clairement que nous ne sommes pas les ennemis des Etats-Unis, nous avons un passé commun qu'on ne doit pas oublier. Mais je ne suis pas excessivement optimiste», a-t-il dit. Il a affirmé que l'UE était prête à des mesures de rétorsions si Trump devait décider de droits de douanes supplémentaires pour les automobiles européennes.

Désescalade peu probable

Donald Trump menace régulièrement de franchir un nouveau cap en l'absence de concessions de la part de Bruxelles: imposer des droits de douane sur les importations de voitures européennes, ce qui inquiète particulièrement l'Allemagne, où ce secteur clé emploie quelque 800'000 personnes.

Avant son départ, Cecilia Malmström, la Commissaire européenne au Commerce, qui accompagnera M. Juncker dans la capitale fédérale américaine, a exprimé l'espoir d'une «désescalade». Mais peu de signaux pointent dans ce sens.

A la veille de la rencontre, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois dénoncé l'attitude de l'Europe à laquelle il réserve depuis plusieurs mois ses flèches les plus aiguisées.

«Ce que nous fait l'Union européenne est incroyable (...) Ils ont l'air gentils, mais ils sont durs», a-t-il lancé depuis Kansas City, dans le Missouri, promettant de défendre avec vigueur les intérêts de l'Amérique lors de sa rencontre avec le président de la Commission européenne.

«Tout ira bien»

D'un tweet, il a de nouveau ironisé, comme il l'avait déjà fait au G7, sur le manque d'audace présumé des partenaires des Etats-Unis, proposant que tout le monde abandonne «tous les tarifs douaniers, les barrières non-tarifaires et les subventions». «Cela serait véritablement le libre-échange! J'espère qu'ils le feront, nous sommes prêts, mais ils ne le feront pas!», a-t-il ajouté.

Se réjouissant, sur le ton volontiers provocateur qu'il affectionne, que les pays visés par les tarifs douaniers «viennent tous à Washington pour négocier», Donald Trump martèle que sa stratégie finira pas porter ses fruits et que «tout ira bien». Mais l'approche est loin de faire l'unanimité dans le camp républicain, traditionnellement favorable au libre-échange.

«Je ne pense pas que les tarifs douaniers soient la bonne réponse», a lâché mardi le chef des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan. Ce dernier est originaire du Wisconsin, Etat qui abrite le siège de Harley-Davidson. Le célèbre constructeur de motos a averti sans détour que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires allait rogner ses marges en 2018.

Comme lui, nombre d'élus du «Grand Old Party» s'inquiète de l'impact possible de la croisade présidentielle sur les élections de mi-mandat prévues en novembre.

John Thune, sénateur républicain du Dakota du Sud, a vu dans l'annonce du plan de 12 milliards de dollars la preuve que la politique agressive de Donald Trump au nom de «L'Amérique d'abord», provoquait «de nombreux dommages collatéraux».

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • André le 25.07.2018 08:36 Report dénoncer ce commentaire

    allons y sil le veut

    mais quon fasse cette guerre économique et quon utilise plus de prosuits américains. quon ne regarde plus de séries américaines. ça nous permettra de revenir à des valeurs qui sont plus proches de nous et certainement plus humaines

  • Jean Transène le 25.07.2018 08:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Incompétence

    Aucunes décisions et une petite bise à la fin.

  • Jean Müller le 25.07.2018 09:10 Report dénoncer ce commentaire

    US killers

    Que l'on se passe du commerce avec ces bandits destructeurs de la planète. Tournons nous vers nos partenaires géographiquement naturels. Europe et Russie représentent environ 650 Millions de consommateurs. A ben entendeur.

Les derniers commentaires

  • kib le 26.07.2018 11:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Hooo!

    J'ai honte de cette europe gauchiste ! c'est quand meme bien l'extreme droite !

  • David Rondez le 25.07.2018 14:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Yep

    Le clown Juncker

  • Magistère le 25.07.2018 14:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    assumer

    Trump a raison mais les progressistes ne l'aime pas car ce n'est pas la même politique et se sentent menacés, donc les média sont achetés ou créer par des hommes d'affaires lié aux politiques, c'est la franc-maconnerie.

  • Malou le 25.07.2018 14:43 Report dénoncer ce commentaire

    M. Juncker

    on voit le Monsieur de nouveau ivre sur la voie publique..?

  • None le 25.07.2018 13:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dommages collatéraux

    Curieux de connaître lampleur des dommages collatéraux coté USA dici la fin de lannée avec ce fameux Slogan dAmerica First... Ils risques de se sentir bien isolés dici peu de temps! Mais on peut être quasi sûr quil va de nouveau nous faire un petit pas de danse et faire un grand pas en arrière pour revenir sur sa décision de faire la guerre commerciales aux poids lourds de ce monde...

    • Trump le 26.07.2018 11:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @None

      y aura aucun dommage ! vois tu les USA on pourrait mettre un dôme dessus et fermé hermétiquement les frontières les usa continuerai de tourné car c'est un pays potentiellement autonome comme la Russie et la Russie c'est se qu'on a fait sanction embargo économique on la isolé et la Russie va de mieux en mieux c'est bizarre hein t y comprend rien ...