Etats-Unis

09 janvier 2019 03:47; Act: 09.01.2019 11:17 Print

Trump veut une «barrière en acier» à la frontière

Le président américain s'est adressé à la nation mardi soir pour réclamer 5,7 milliards de dollars pour financer une barrière à la frontière.

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Le président américain Donald Trump a tenté mardi, d'un ton grave, de rallier les Américains à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, mettant en avant ce qu'il a appelé une «crise humanitaire». Il n'a toutefois fait aucune concession aux démocrates.

Lors d'une allocution solennelle de neuf minutes du bureau ovale de la Maison-Blanche, le 45e président des Etats-Unis a tenté de se poser en rassembleur, renonçant à lancer une procédure d'urgence exceptionnelle qui aurait mis le feu aux poudres.

Au 18e jour d'un «shutdown» qui paralyse partiellement les administrations fédérales, il a repris les arguments qu'il assène depuis des semaines par tweets interposés, mais sur un ton qui se voulait plus présidentiel.

«Ce soir, je vous parle, car nous assistons à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud», a-t-il lancé. Il a une nouvelle fois réclamé 5,7 milliards de dollars pour «une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton». Promesse emblématique de sa campagne, le mur est à ce jour resté lettre morte, les démocrates refusant de débloquer des fonds pour ce qu'ils qualifient de solution «médiévale».

Américains pris «en otages»

Les démocrates, opposés au financement de ce mur qu'ils jugent «immoral», coûteux et inefficace, ont immédiatement dénoncé l'absence de main tendue du président. Ils l'ont une nouvelle fois exhorté à «rouvrir le gouvernement».

«Le président Trump doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise» migratoire et humanitaire à la frontière, a lancé la présidente de la chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Donald Trump a cependant affirmé dans sa première allocution à la nation avoir fait une concession aux démocrates en optant finalement pour «une barrière en acier plutôt que d'un mur en béton».

Après 24 heures d'intenses spéculations à Washington, M. Trump n'a finalement pas annoncé le recours au «National Emergencies Act» qui lui aurait permis de contourner le congrès et de s'appuyer sur l'armée pour construire l'édifice. Mais il a mis en avant la nécessité, impérieuse selon lui, de mener à bien son projet.

«Au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d'autres vies seront perdues si nous n'agissons pas tout de suite», a-t-il lancé.

Le shutdown se prolonge

«Notre frontière sud est la porte d'entrée de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl», a également dénoncé le républicain, rejetant une fois de plus la responsabilité du «shutdown» sur les démocrates, qui selon lui «refusent de financer la sécurité aux frontières».

Les négociations budgétaires sont au point mort. Depuis plus de deux semaines, quelque 800'000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit de rester chez eux, soit de devoir attendre la fin du blocage pour être payés.

Durant la campagne et depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président a envoyé des messages très différents - et parfois contradictoires - sur la longueur et la nature exacte du mur qu'il espérait.

Depuis quelque temps, il émet l'idée d'un mur fait de barres verticales en acier et non en béton dans l'espoir de rendre le projet plus acceptable pour les démocrates. Mais ces derniers n'ont pas du tout été sensibles à l'argument.

Mercredi, Donald Trump participera à un déjeuner au congrès avec les sénateurs républicains. Jeudi, il se rendra à la frontière sud «pour rencontrer ceux qui sont en première ligne» de ce qu'il appelle une «crise de sécurité nationale».En mars 2018, il s'était rendu à San Diego, près de la frontière avec le Mexique, pour examiner lors d'une visite savamment mise en scène des prototypes de mur.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • liolyo le 09.01.2019 08:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    entrée illégale

    Trump a une courte mémoire. L'immigration est une réalité et non une crise. Il ne se rappelle pas que c'est son peuple qui est entré le premier illégalement sur ce territoire et qui a massacré la population autochtone?

  • en passant le 09.01.2019 08:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    gnafrond

    le mur sera intégralement payé par le Mexique !!!! Ah! non j'ai changé d'idées. Le comble.... il va donner des leçons à Davos.

  • Jfs le 09.01.2019 07:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas guéri....

    He bien, ça va de mieux en mieux dans sa tête..... Bravo à tous ceux qu'ils l'ont élu et vivement 2020

Les derniers commentaires

  • Justin le 09.01.2019 19:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est bien le café du commerce ?

    A lire tous ces commentaires, je me croirais au café du commerce

    • Pov Chou le 10.01.2019 07:55 Report dénoncer ce commentaire

      @Justin @Troskid

      ah bon Justin ? ah ok, je n'y ai jamais mis les pieds moi .... mais quand la vérité dérange, il faut bien railler hein ?

  • C'est la vrai vie là le 09.01.2019 17:06 Report dénoncer ce commentaire

    Et Alors ?

    Trump veut.... Trump veut... il n'a encore pas compris que d'être président ne signifie pas d'accéder à tout ses petits caprices de millionnaires et qu'il ne suffit pas de claquer dans les doigts pour l'avoir ! Le pauvre il va finir par nous faire une crise d'urticaire lui qui s'isole de plus en plus ... Pauvre chou qui nous fait un caca nerveux parce qu'il n'obtient pas son joujou

  • Etienne le 09.01.2019 14:42 Report dénoncer ce commentaire

    Et alors?

    c'est vrai que ce mur était la grande promesse de sa campagne,ok et alors? Trump a tenu la majeure partie des ses autres promesses,ce qui le place loin devant ses "prédécesseurs"... Trump veut juste que ce mur ne soit pas construit sur le dos des impôts et du peuple. contrairement à Obama qui lui ne c'est pas privé de bâtir 1500 km de ce mur avec les deniers publics...

    • bobby le 09.01.2019 15:47 Report dénoncer ce commentaire

      @Etienne

      "Le Mexique paiera pour le mur", Annulation et remplacement d'Obamacare, Augmentation des impôts pour les riches, Remise d'impôts pour la classe moyenne, assurance maladie pour tout le monde 'super-bon-marché' et 'qui couvre toutes les pré-conditions', divulgation de sa déclaration d'impôts (comme tous les présidents avant lui), 1 milliard USD d'investissements dans les infrastructures 'morbides' du pays .... voui, voui

  • Trump PETTE le 09.01.2019 13:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nul

    Ce Strumpf est vraiment àcier

    • Ballot le 09.01.2019 14:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Trump PETTE

      Je suis béat devant tant d'intelligence

  • Abdel le 09.01.2019 12:45 Report dénoncer ce commentaire

    barrière

    barrière en acier ce n est pas la bonne solution, c est un peu s enfermer sur sois même,ça rappelle des politiques antiques, comme en chine avec la grande muraille, je pense il faut que les sociétés américaines investissent en Amérique centrale pour créer des postes d emplois et que les hommes de pouvoir de l Amérique centrale soient mois corrompu et améliorent davantage leur système politique , judiciaire et éducatif, ainsi les gens pourraient rester dignement travailler dans leur propre pays