France

10 janvier 2016 08:33; Act: 10.01.2016 15:27 Print

Ultime hommage aux victimes du terrorisme

Un dernier hommage a été rendu dimanche sur la place de la République, à Paris, pour toutes les victimes du terrorisme.

Voir le diaporama en grand »
Le chanteur Johnny Hallyday, de noir vêtu, a interprété «Un dimanche de janvier», rappel de la formidable mobilisation de l'an dernier, en hommage aux victimes du terrorisme en 2015. (dimanche 10 janvier 2016) La place de la République, surveillée par des tireurs sur les toits et dont les accès étaient étroitement contrôlés, était loin d'être bondée. Le journal 'Libération' résumait assez bien la situation sur son site Internet dimanche: «Un hommage aux victimes plus officiel que populaire». (Dimanche 10 janvier 2016). La maire de Paris, Anne Hidalgo, le président François Hollande et le premier ministre Manuel Valls ont rendu hommage aux victimes des attentats survenus en 2015. (Dimanche 10 janvier 2016) La place de la République, surveillée par des tireurs sur les toits et dont les accès étaient étroitement contrôlés, était loin d'être bondée. Le journal 'Libération' résumait assez bien la situation sur son site Internet dimanche: «Un hommage aux victimes plus officiel que populaire». (Dimanche 10 janvier 2016). Entourés de plusieurs ministres et de la maire de Paris, Manuel Valls et François Hollande se sont recueillis samedi devant la devanture du supermarché attaqué il y a un an par le terroriste Amédy Coulibaly. (Samedi 9 janvier 2016) Le président français a dévoilé la plaque à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe, du nom de cette policière municipale tuée le 8 janvier 2015 par Amédy Coulibaly. (Samedi 9 janvier 2016) Un couple se recueille place de la République à Paris (Mercredi 6 janvier 2016) Un an après les attentats qui l'ont endeuillé, le journal satirique Charlie Hebdo a publié un numéro spécial en hommage aux 12 victimes. Signe des tensions qui persistent, sa Une a été condamnée par les représentants du monde catholique et musulman. (Image 6 janvier 2016) La tension est aussi politique : le durcissement de ton après les attentats de janvier 2015 et ceux de novembre 2015 n'est pas du goût de tous, comme en témoigne la Une de gauche, édition hebdomadaire de Charlie Hebdo. (Image - 6 janvier 2016) Une plaque commémorative a été déposée là où le policier Ahmed Merabet est décédé lors de l'attaque de Charlie Hebdo. (Mardi 5 janvier 2016) Une autre plaque commémorative a été installée à l'endroit où le policier Ahmed Merabet a été tué le 5 janvier 2015, lors de la fuite des terroristes après qu'ils eurent fait feu dans la rédaction du journal satirique. (Mardi 5 janvier 2016) Hommage sur un mur de la capitale: il montre les dessinateurs Cabu (à g.) and Wolinski, tué en janvier 2015, dans les positions des deux célèbres anges de la chapelle Sixtine, auxquels ont été ajoutés un verre de vin, un pigeon et le Big Ben ( 5 janvier 2016) Une plaque commémorative a été apposée sur la façade du supermarché Hyper Cacher, le 5 janvier. (Image - 5 janvier 2016) François Hollande participe à une cérémonie devant le supermarché casher . (Mardi 5 janvier 2016) A cause de la faute d'orthographe concernant le nom de famille du dessinateur Georges Wolinski, la plaque commémorative, sitôt dévoilée, a été recouverte d'un voile noir. (Mardi 5 janvier 2016) A cause de la faute d'orthographe concernant le nom de famille du dessinateur Georges Wolinski, la plaque commémorative, sitôt dévoilée, a été recouverte d'un voile noir. (Mardi 5 janvier 2016) La plaque commémorative dévoilée ce 5 janvier 2016 comporte une faute d'orthographe sur le nom du dessinateur Wolinski. (Mardi 5 janvier 2016) Le président François Hollande et le maire de Paris Anne Hidalgo lors des commémorations de l'attentat survenu à Charlie Hebdo. (Mardi 5 janvier 2016) La Une du dernier numéro de Charlie Hebdo. La France s'apprête à commémorer les attentats meurtriers de janvier 2015. (4 janvier 2016)

Sur ce sujet
Une faute?

Avec un «dimanche de janvier» chanté par Johnny Hallyday, un texte de Victor Hugo et le dévoilement d'une plaque, un hommage officiel et populaire, en présence de François Hollande et d'une assistance peu nombreuse mais grave, a été rendu dimanche matin aux victimes des attentats place de la République. Le chef de l'État et la maire de Paris Anne Hidalgo ont dévoilé une plaque en hommage du «peuple de France» au pied d'un chêne du souvenir planté dans un coin de l'immense place, devenue en un an un lieu de recueillement et le symbole de la mobilisation populaire.

Des centaines de personnes, recueillies, s'étaient rassemblées sur l'esplanade dans un silence quasi total, hormis les annonces des micros officiels et quelques applaudissements sporadiques, après chaque chanson chantée. Outre le chef de l'État et Mme Hidalgo, Manuel Valls, plusieurs ministres dont Bernard Cazeneuve (Intérieur), Christiane Taubira (Justice) et Fleur Pellerin (Culture), étaient présents à côté d'un carré réservé pour les familles des victimes, blessés ou témoins des attaques. La cérémonie de dimanche, organisée par la mairie de Paris, conclut une semaine d'hommage aux victimes des attentats de janvier (17 morts) et novembre (130 morts).

Visite surprise à la mosquée

Johnny Hallyday, tout de noir vêtu, a entonné «Un dimanche de janvier», chanson composée par Jeanne Cherhal qui salue notamment la marche du 11 janvier 2015 qui avait réuni plus d'un million de personnes et de nombreux dirigeants étrangers à Paris. Le choix du rockeur a été contesté par le cercle des proches des dessinateurs de Charlie Hebdo assassinés mais défendu par la mairie de Paris comme celui d'un chanteur très populaire, et d'une chanson «en résonance» des événements.


«Les prénoms de Paris» de Jacques Brel ont ensuite été repris par le Choeur de l'armée française, avant la lecture d'une allocution prononcée par Victor Hugo à son retour d'exil le 5 septembre 1870. «Sauver Paris, c'est plus que sauver la France, c'est sauver le monde. Paris est le centre même de l'humanité. Paris est la ville sacrée. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain», avait lancé l'écrivain.


M. Hollande est allé en fin de cérémonie saluer les familles avant d'effectuer une visite surprise à la Grande mosquée de Paris pour «un moment d'échange, de convivialité et de fraternité autour d'un thé», selon son entourage.

(nxp/ats/afp)