Conférence de Durban

10 décembre 2011 08:38; Act: 10.12.2011 08:45 Print

Ultimes tractations et course contre la montre

La Conférence sur le climat se prolongeait samedi à Durban, en Afrique du Sud.

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Entamées il y a douze jours, les négociations sur le réchauffement climatique jouaient les prolongations samedi à Durban, en Afrique du Sud, pour tenter d'arracher un calendrier d'action. Mais le manque de temps pourrait compromettre l'issue de ce rendez-vous sud-africain.

Déserté à l'aube par les ministres et délégués du monde entier partis grappiller quelques heures de sommeil, le Centre de conférence de Durban reprenait peu à peu vie samedi matin, sous un grand ciel bleu.

Le dernier texte âprement discuté toute la nuit propose de s'engager vers un accord incluant tous les pays - contrairement au protocole de Kyoto qui ne concerne que les industrialisés - qui serait adopté en 2015. La date de son entrée en vigueur et sa nature juridique restent cependant flous.

«Il est encore possible d'aboutir à un résultat, mais il reste très peu de temps, certaines délégations doivent partir», a expliqué samedi le ministre allemand de l'Environnement, Norbert Röttgen, soulignant que les blocages étaient le fait, «comme depuis le début de la semaine, des principaux émetteurs (de gaz à effet de serre): les Etats-Unis, la Chine et l'Inde».

«On s'approche d'un équilibre»

Dans la nuit, la ministre française de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, s'interrogeant sur la façon dont les débats ont été menés par la présidence sud-africaine de la conférence. «On commence à s'approcher d'un équilibre et ce serait vraiment dommage que, pour des raisons d'organisation on ne réussisse pas aller au bout».

Le lancement d'une «feuille de route» vers un traité global est la condition posée par les pays européens pour reprendre de nouveaux engagements dans le cadre du protocole de Kyoto et ainsi le maintenir en vie.

Seul traité juridiquement contraignant sur le climat, dont la première période d'engagement s'achève fin 2012, Kyoto revêt une forte charge symbolique pour les pays en développement. Son effondrement serait un signal très négatif deux ans après le psychodrame du sommet de Copenhague.

(ats/afp)