Brexit sans accord

02 avril 2019 08:57; Act: 02.04.2019 12:11 Print

«Il devient chaque jour plus probable»

Le négociateur de l'Union européenne, Michel Barnier, s'est exprimé mardi sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

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Une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE devient «chaque jour plus probable», a mis en garde mardi le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, au lendemain d'une nouvelle série de votes indicatifs au parlement britannique.

«Un Brexit sans accord n'a jamais été mon souhait mais il devient chaque jour plus probable», a affirmé Michel Barnier lors d'une conférence organisée par le think tank EPC, à Bruxelles. «L'UE des 27 (c'est-à-dire tous les Etats membres de l'Union excepté le Royaume-Uni, ndlr) est maintenant prête» à cette éventualité, a-t-il prévenu.

«N'oublions pas d'abord que nous avons déjà un accord, et il a été conclu par Theresa May, le gouvernement britannique, le Conseil européen et le Parlement européen le 25 novembre dernier, il y a quatre mois», a rappelé Michel Barnier.

«Nous avons essayé de faire en sorte que le Royaume-Uni puisse quitter l'UE le 29 mars, comme le Royaume-Uni l'avait prévu... Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l'UE d'une manière ordonnée, cet accord, ce traité, est et sera le seul», a-t-il continué.

«Si le gouvernement britannique ne vote pas en faveur de l'accord de retrait dans les prochains jours, il ne restera plus que deux options: partir sans accord ou demander une prorogation plus longue de la période de l'article 50. Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique de choisir entre ces deux options», a-t-il ajouté.

Date butoir du 12 avril

La date butoir du Brexit est actuellement fixée au 12 avril, si les députés britanniques n'approuvent pas le traité de retrait. «Une telle extension comporterait des risques importants pour l'UE, d'où la nécessité d'une justification solide», a-t-il continué. «De nombreuses entreprises de l'UE nous mettent en garde contre le coût de l'extension de l'incertitude. Il y aurait également un coût politique. Si le Royaume-Uni est toujours membre le 23 mai (date du début des élections européennes, ndlr), il devra organiser des élections (européennes, ndlr)», a-t-il remarqué.

Le Royaume-Uni se trouvait dans l'impasse mardi à dix jours de sa sortie de l'Union européenne, après le rejet lundi soir par les députés britanniques de toutes les alternatives proposées à l'accord de Brexit du gouvernement.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pensif12 le 02.04.2019 09:58 Report dénoncer ce commentaire

    Embêtant mais pas si grave

    Si c'est le cas, tant pis. Le monde continue, il faudra s'adapter. De toute manière, quand les passions seront apaisées au Royaume-Uni uni, des nouvelles discussions auront lieu. Entre voisins, il fait bien se parler et établir un modus vivendi

  • GuydeToulon le 02.04.2019 09:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Hélas c est le...

    ... Peuple qui a payer, eux Le politiques aurons leur confortable paye assurée.

  • Jacko le 02.04.2019 12:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Incertitudes

    Le plus gros problème c'est l'incertitude. Ils auraient pu partir sans accord mais ont demandé des négociations que maintenant ils rejettent. On comprend l'énervement du peuple britannique et de l'UE.

Les derniers commentaires

  • Jacques le 02.04.2019 19:26 Report dénoncer ce commentaire

    Revote?

    Seule et unique possibilité c'est de faire revoter. Mais pas les députés une dizaine de fois jusqu'à ce qu'ils disent OUI mais le peuple. Sinon dehors et ils vont comprendre ce que signifie ne plus avoir les bilatérales. Car les problème n'est pas d'être ou pas dans l'Europe comme le pense certains commentaire ici mais bien d'avoir ou non les bilatérales. Avec les bilatérales tout baigne comme en Suisse actuellement mais sans le bilatérales c'est le massacre et pour la Suisse cela va être un vote très différent de 1992 car ça concerne les bilatérales et donc l'économie directement.

    • Avygael le 02.04.2019 21:19 Report dénoncer ce commentaire

      @Jacques

      Honnêtement, je n'espère pas une nouvelle votation pour la GB. Si elle reste au sein de l'UE au lieu de partir, il y a fort à parier qu'elle fera tout pour conserver ses privilèges actuels qui n'ont pas lieu d'être.

  • God save the queen le 02.04.2019 19:13 Report dénoncer ce commentaire

    Brexit pour les Nuls..

    Faut qu'on m'explique car c'est aussi compliqué de que de rouleur à gauche. Les députés britanniques ont refusé pour la 3ème fois le traité de l'UE. Cet accord selon les déclarations de l'UE est le seul et restera le seul ad aeternam...A ce stade le message semble clair : no deal.

    • Avygael le 02.04.2019 21:20 Report dénoncer ce commentaire

      @God save the queen

      Yep... sauf que les parlementaires ne veulent pas non plus d'un no-deal, pas plus qu'ils ne veulent rester dans l'UE ou quelque autre option que ce soit.

  • Jean Risdeja le 02.04.2019 18:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nouveau verbe :

    To Brexit : (verbe anglais) qui signifie : Dire adieu, mais ne pas partir.

  • Jean Nemar le 02.04.2019 16:31 Report dénoncer ce commentaire

    Ne faites pas comme en Suisse

    Respectez le vote du peuple!

  • Zen le 02.04.2019 12:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Good bye

    Les anti-Brexit n'ont toujours pas digéré la défaite lors de votations tentent maintenant par tous les moyens d'effrayer les Pro-Brexit en leur prévoyant la catastrophe. Actuellement il semble que la peur du ce fameux BREXIT est plutôt côté anti-Brexit qui ont de réels soucis à se faire. Leçon pour nous ici, on nous bassine avec leur slogan "Le beurre et l'argent du beurre", plutôt " On veut des sous".

    • Avygael le 02.04.2019 16:58 Report dénoncer ce commentaire

      @Zen

      Euh... regardez donc au parlement britannique qui veut d'un no-deal et vous commencerez peut-être à comprendre la réalité, on lieu de lui superposer vos fantasmes.

    • Serges le 02.04.2019 17:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Zen

      La Grande-Bretagne et l'Europe ont tout à perdre d'une sortie sans accord mais les britanniques sont ceux qui ont le plus à perdre et c'est eux qui tiennent la solution au problème et ils n'arrivent pas à ce mettre d'accord, ils vont finir par faire une sortie sans accord par accident. Votre haine de l'Europe vous enlève le jugement.