COP23

18 novembre 2017 05:20; Act: 19.11.2017 16:12 Print

Un accord pour évaluer les émissions en 2018

Les signataires de l'accord de Paris prendront en 2018 le pouls des émissions de gaz à effet de serre et lanceront un «dialogue».

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15 novembre 2017 (Photo: Keystone)

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L'idée est d'encourager et d'aider les pays à revoir leurs engagements, à ce stade insuffisants, pour permettre au monde de rester en deçà de deux degrés Celsius de réchauffement comme le stipule l'accord de Paris de 2015. Ce dialogue devra être «constructif et tourné vers les solutions», et ne viser personne, prévient la décision adoptée.

A Bonn, les négociateurs - délégation américaine incluse - ont aussi commencé à mettre en forme les règles de mise en oeuvre de l'accord de Paris, prévu pour s'appliquer à partir de 2020: comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l'aide financière promise par les pays riches. Mais rien n'a été tranché sur le fond. Ce sera le rôle de la COP24 prévue en décembre 2018 à Katowice, en Pologne.

Financements climatiques

«Et cela ne va pas être une mince affaire, car on s'attendait à beaucoup plus de progrès» à Bonn, souligne David Levai, de l'institut des relations internationales (IDDRI), relevant un «manque cruel de direction» après la décision du président des Etats-Unis Donald Trump de désengager son pays.

«On aura beaucoup de travail en 2018», admet une négociatrice européenne. Une fois de plus, pays en voie de développement et pays développés se sont opposés sur l'épineuse question des financements climatiques. Les premiers dénoncent notamment le manque de visibilité quant aux 100 milliards de dollars annuels promis d'ici 2020 par les pays riches.

Le gouvernement étasunien, qui a confirmé son intention de quitter l'accord mais ne pourra le faire formellement avant fin 2020, a d'ores et déjà annoncé qu'il ne verserait pas les fonds promis par l'ancien président Barack Obama, notamment 2 milliards de dollars destinés au fonds vert de l'ONU.

Influence étasunienne

Une session de négociations intermédiaires est programmée en mai 2018. Le dossier des finances, qui a fait durer les tractations jusqu'à samedi matin, devrait figurer au menu.

«Avec la sortie de Donald Trump, les étoiles ne sont pas très alignées» pour le climat, dit Seyni Nafo, chef du groupe Afrique. «La position des Etats-Unis a une influence sur les pays développés et cela a des conséquences sur le positionnement des grands pays en développement. Chacun s'observe».

Mais Laurence Tubiana, cheville ouvrière de l'accord de Paris, voit aussi des progrès. «Cette COP a été un moment de mélange complet entre gouvernements, autorités locales, entreprises, tous les acteurs», réunis non loin des halls de négociations. Villes et Etats américains en particulier étaient venus en force.

ONU et vie réelle

Pour de nombreux défenseurs de l'action climatique, il faut désormais rapprocher le processus onusien et la «vie réelle», qui voit se multiplier innovations techniques et initiatives en faveur d'une transition vers les énergies vertes. Le «dialogue» acté par la COP23 découle de cet esprit.

Parallèlement aux négociations, les mois à venir seront jalonnés d'événements destinés à partager les expériences et informer les pays, à commencer par un sommet organisé le 12 décembre à Paris pour tenter d'avancer sur les financements.

A peine un tiers des réduction couvert

Un «sommet de l'action climatique mondiale» réunira à San Francisco en septembre 2018 villes, scientifiques, citoyens et entreprises. Le monde ne fait pas assez, ont rappelé plusieurs rapports alarmants publiés pendant cette COP.

Les engagements actuels des Etats couvrent à peine un tiers des réductions d'émissions nécessaires. Et en 2017, les émissions de CO2 liées aux énergies fossiles sont reparties à la hausse après trois ans de stabilité.

A l'automne 2018, le GIEC, groupe d'experts sur le climat de l'ONU, remettra un autre rapport probablement annonciateur de mauvaises nouvelles sur l'objectif de 1,5 degré inscrit dans l'accord de Paris.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Margot le 18.11.2017 07:47 Report dénoncer ce commentaire

    Je serais curieuse d'entendre les voix

    concernant tous les pollueurs p.ex. aussi de l'énorme trafic aérien dans le monde entier y compris les bateaux de marchandise et de plaisance etc., etc. Aujourd'hui, nous ne sommes pas tenu au courant de ces très grands pollueurs.

  • Nourka le 18.11.2017 08:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les grands pollueurs protégés

    Normal que ça ne fonctionne pas. Les Lobbyistes sont partout et les plus gros pollueurs protégés par les grands de se monde

  • ptit rapporteur le 18.11.2017 08:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Patéthique

    cette photo de famille on se croirait à une émission de téléréalité. Bon! plus sérieux, alors mesdames messieurs les politiques QUOI DE CONCRET après ces plusieurs jours de blabla?

Les derniers commentaires

  • José le 18.11.2017 22:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Sympa ces COP....

    Se réunir, boire et bien manger et disant qu'on va faire plein de chose pour arrêter de poluer et au final ne rien faire

  • margareth eigenmann le 18.11.2017 10:13 Report dénoncer ce commentaire

    rien de nouveau

    Lorsque l'on voit l'ensemble du trafic aérien mondial pour une journée, on se pose tout de même des questions sur leur implications ds cette pollution. Avec 100 milliards annuel on se demande où part cet argent et surtout quel en est le but réel.

  • Mat le 18.11.2017 09:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tjs au même point!

    COP23, a quand la COP2345? Et lon sera tjs au même point!

  • Eric le 18.11.2017 09:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Attention!!

    Faites votre propre recherche: par exemple taux de co2 sur terre au cours des dernières 600 millions d'années. Vous trouverez des articles scientifiques qui vous apprendront deux trois choses sur le taux actuel de co2 dans notre atmosphère. Bien sûr, cela implique de lire - pour une fois - un vrai article scientifique au lieu de ce que les 6 multinationales qui possèdent l'ensemble de la presse mondiale nous rabâchent depuis bientôt 20 ans. La répétition d'une information - même fausse - la rend elle vraie? Dans la psychologie humaine: oui! Est-ce une excuse? Non!! Les infos sont là!!

    • oui le 18.11.2017 12:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Eric

      vrai!

    • Chris le 18.11.2017 14:04 Report dénoncer ce commentaire

      Ouvrez un peu les yeux...

      Vous feriez bien d'en lire plus à ce sujet qui vous apprendra beaucoup sur l'activité humaine et les modifications de son environnement... Il y a une différence fondamentale entre des changements qui ont pris des millions d'années et ceux récent qui s'étalent sur...100 ans N'importe qui comprend que la vie ne s'adapte pas de la même manière dans les deux cas. Je suppose que la disparition des abeilles ne vous inquiète pas ? Encore une légende! Pourtant quand j'étais petit des buissons bourdonnant d'abeilles sont vides aujourd'hui. Et ça ce n'est pas une fake news, juste la réalité !

  • Please le 18.11.2017 09:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Now

    Cessons de parler, il est plus que temps dagir!