Pèlerinage à La Mecque

15 avril 2019 14:35; Act: 15.04.2019 15:30 Print

Un ado menacé de mort pour une vanne sur Twitter

Depuis qu'il a plaisanté sur le pèlerinage à La Mecque, un jeune Français croule sous les messages menaçants. Avec le hashtag #JeSoutiensHugo, plusieurs personnalités volent à son secours.

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Ce tweet, que le jeune homme voulait humoristique, a provoqué un torrent de réactions violentes. (Photo: Twitter)

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Tout est parti d'un tweet humoristique publié samedi par un certain Hugo. En légende d'une image montrant un pèlerinage à La Mecque, l'adolescent français a écrit: «Ptdr y'a du monde à InZeBoite». «InZeBoite» fait référence à un jeu télévisé de la chaîne Gulli. Deux équipes s'affrontent dans une série de questions. Les vainqueurs s'attaquent ensuite à la «Boîte noire», un labyrinthe où ils doivent progresser dans l'obscurité.

Rapidement, la blague du jeune homme a provoqué des réactions très violentes, certains internautes y voyant un manque de respect pour la religion musulmane. Des menaces de mort ont même été proférées contre l'adolescent, rapporte Franceinfo. Le nom et l'adresse de l'établissement dans lequel Hugo est scolarisé ont d'ailleurs été diffusés, ce qui a forcé l'internaute, terrifié, à présenter des excuses.

«Pour toutes les personnes qui ont vu mon tweet, excusez-moi je ne savais pas que ça allait prendre autant d'ampleur, encore désolé laissez-moi en vie», a-t-il écrit. Devant la violence des menaces proférées contre Hugo, la police nationale est intervenue. Dans un tweet publié dimanche, elle a annoncé avoir signalé les publications «illicites» à la plateforme Pharos, gendarme d'internet.



Dans la foulée, Marlène Schiappa a réagi sur Twitter. La secrétaire d'État pour l'égalité femmes-hommes a tenu à rappeler que «la France est une République laïque où chacun peut critiquer et se moquer des religions sans être menacé de mort pour cela!»


Avec le hashtag #JeSoutiensHugo, l'un des sujets les plus discutés sur Twitter dimanche après-midi en France, des personnalités et anonymes ont témoigné leur solidarité à l'auteur du tweet, souligne «Le Parisien».


Ce soutien semble avoir donné des ailes au jeune homme, qui a de nouveau publié sa blague dimanche après-midi.


(joc)