Iran

18 février 2018 08:37; Act: 18.02.2018 18:37 Print

Un avion s'écrase avec plus de 60 personnes

Un avion de ligne reliant Téhéran à Yasouj s'est écrasé dans un site montagneux, dimanche matin. L'appareil est pour l'heure introuvable.

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L'appareil appartenait à la compagnie iranienne Aseman. (Photo: Twitter)

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Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche soir la poursuite nocturne de difficiles opérations de recherche pour retrouver l'épave d'un avion de ligne qui s'était écrasé en matinée dans une zone montagneuse du sud-ouest du pays. Le crash de l'appareil, qui transportait 66 personnes, a eu lieu pendant une tempête de neige.

L'ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines qui assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, à environ 500 km au sud de la capitale iranienne, a disparu des écrans radar environ 45 minutes après son décollage.

Selon Aseman Airlines, le vol EP3704 a décollé de l'aéroport Mehrabad de Téhéran à 08h00 avec 60 passagers, dont un enfant, et six membres d'équipage. Le chef de l'organisation de l'aviation civile iranienne, Reza Jafarzadeh, a confirmé le crash de l'appareil.

Causes inconnues

Vers 18h30, le point d'impact de l'appareil avec le sol n'avait pas encore été localisé et on ignorait les causes exactes de l'accident, survenu alors que l'avion survolait les monts Zagros. Citée par l'agence Isna, l'Aviation civile a indiqué que les opérations de recherche vont se poursuivre «pendant la nuit».

La découverte de survivants relèverait néanmoins du miracle. Selon l'agence officielle Irna, de «fortes chutes de neige» compliquent «la poursuite des opérations de recherche». Le mauvais temps empêche tout survol d'hélicoptère. Selon des chiffres donnés par divers médias iraniens, plus de 200 sauveteurs ou montagnards participent aux recherches au sol.

Cellule de crise

«Les circonstances de l'accident restent inconnues à ce stade», a confirmé à Paris un porte parole d'ATR, filiale conjointe de l'avionneur européen Airbus et du groupe italien Leonardo-Finmeccanica. «Si besoin, il y aura participation du BEA» (Bureau enquêtes analyses) à l'enquête iranienne, a-t-il ajouté.

Selon Isna, le président iranien Hassan Rohani a ordonné au ministère des Transports de créer une cellule de crise pour enquêter sur les raisons de l'accident et coordonner les efforts des secours.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui présenté ses condoléances, affirmant ne pas avoir de problème «avec le peuple iranien» mais avec le régime de la République islamique. La France, l'Union européenne et la Russie ont également adressé des messages de condoléances.

Flotte vétuste en raison des sanctions

Le dernier accident grave d'un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d'un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de Mehrabad, dans le sud de Téhéran. Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s'était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts.

Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les Etats-Unis, l'ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d'acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste. L'industrie du transport aérien était soumise à un embargo américain depuis 1995, qui empêchait les compagnies d'acheter des avions civils ou des pièces détachées et les forçant à clouer au sol une partie de leur flotte.

Cet embargo a été partiellement levé par l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).

(nxp/afp)