Tsunami au Japon

11 mars 2011 06:57; Act: 11.03.2011 21:20 Print

Un bilan dénombre un millier de morts

Le plus violent séisme de tous les temps au Japon, d'une magnitude de 8,9, a frappé les côtes nord-est du pays. La presse annonce au moins 1'000 morts.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Plusieurs centaines de morts selon un bilan encore provisoire, des dégâts matériels énormes: la côte nord-est du Japon a été balayée vendredi par un tsunami provoqué par un séisme de magnitude 8,9, le plus puissant jamais enregistré dans ce pays.

Traversant l'océan Pacifique sur des milliers de kilomètres, à la vitesse d'un avion de ligne, des vagues du tsunami ont atteint plusieurs heures plus tard l'archipel d'Hawaï et les côtes de l'Oregon (ouest des Etats-Unis), sans faire de victimes ni de dégâts. Des mises en garde avaient été adressées aux populations des régions côtières du Pacifique, du Nord au Sud du continent américain, face au risque de raz-de-marée.

Le séisme sous-marin s'est produit à 14h46 locales (6h46 en France, 5h46 gmt) à dix kilomètres de profondeur, environ 125km au large des côtes, et 380km au nord-est de la capitale Tokyo. Le tremblement de terre était 8.000 fois plus puissant que celui de magnitude 6,3 qui a dévasté fin février Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Energie de la secousse

L'énergie dégagée par la secousse de vendredi au Japon «est pratiquement équivalente à celle consommée pendant un mois» aux Etats-Unis, a précisé à l'Associated Press Brian Atwater, de l'Institut géologique américain.

Un tremblement de terre d'une telle violence, lorsqu'il survient à une si faible profondeur, provoque le déplacement soudain d'une énorme quantité d'eau. En quelques minutes, des vagues atteignant jusqu'à sept mètres de hauteur se sont ainsi formées, d'une puissance colossale.

Les images de la catastrophe, filmée en direct à bord d'hélicoptères de la télévision, ont été diffusées par la chaîne de publique NHK.

Des vagues qui emportent tout

Le tsunami a balayé les côtes, submergeant les ports, précipitant des bateaux les uns contre les autres, comme des jouets, ou les envoyant s'écraser contre ponts et quais, en arrachant au passage les poteaux qui supportent les lignes électriques et transformateurs.

La masse d'eau, charriant un amas indescriptible et noirâtre de débris, véhicules, maisons -dont certaines en feu- a gagné ensuite l'intérieur des terres, avançant inexorablement sur plusieurs kilomètres dans les environs de Sendai, la ville la plus proche de l'épicentre.

D'après la police, entre 200 et 300 corps ont été retrouvés à Sendai, qui s'ajoutent aux 137 morts, 627 blessés et 531 disparus déjà comptabilisés. Mais ce bilan restait provisoire et risquait de s'alourdir au fil des heures, étant donné l'ampleur de la catastrophe -inhabituelle, même pour un pays habitué et préparé aux séismes.

Le tremblement de terre, suivi pendant des heures par plus 50 répliques, souvent d'une magnitude supérieure à 6, a touché des dizaines de villes et localités sur 2.100km de côtes dans le nord-est de l'archipel. Fuites de gaz et incendies ont suivi, et une grande partie de Kensennuma, une ville de 70.000 habitants de la préfecture de Miyagi, était en proie à un sinistre incontrôlable pour le moment, selon la NHK.

Aucune fuite annoncée

A Tokyo, malgré la distance de l'épicentre, la secousse a été fortement ressentie. «Le tremblement de terre a causé des dégâts importants sur une zone étendue dans le nord du Japon», a déclaré le Premier ministre Naoto Kan au cours d'une conférence de presse organisée en urgence. Plusieurs centrales nucléaires de la région se sont automatiquement arrêtées, mais «il n'y a pas de fuite de matière radioactive dans l'environnement», a-t-il assuré.

Le gouvernement a toutefois annoncé l'évacuation de quelque 3.000 habitants vivant autour de la centrale nucléaire d'Onahama (270km au nord-est de Tokyo), placée en état d'urgence en raison d'une défaillance du système de refroidissement. Les habitants ont reçu pour consigne de ne pas s'approcher à moins de trois kilomètres de la centrale nucléaire Fukushima 1 et de ne pas sortir, a déclaré le secrétaire général du gouvernement Yukio Edano.

Le ministère de la Défense a de son côté précisé que des soldats entraînés aux interventions en milieu chimique et radioactif avaient été dépêchés sur place pour parer à toute éventualité.

«Nos premières évaluations indiquent déjà qu'il y a eu d'énormes dégâts» dans les zones touchées, a expliqué Yukio Edano en annonçant l'envoi en renfort de soldats dans la région, où de nombreux axes routiers et lignes téléphoniques ont été coupés.

Trafic arrêté

Les dessertes ferroviaires entre le nord-est du Japon et Tokyo ont été suspendues, et des dizaines de milliers d'usagers étaient bloqués dans les gares. L'aéroport international de Narita, à Tokyo, a été fermé pour une durée indéterminée.

A Sendai, les pistes de l'aéroport étaient jonchées de voitures, camions, bus et recouvertes par un amas de boue. Des incendies faisaient rage dans une partie de la ville, selon la NHK. Plus de 300 maisons ont été balayées pour la seule ville d'Ofunato.

Incendie dans une raffinerie

A Ichihara, ville de la préfecture de Chiba située à environ 75km de Tokyo, un violent incendie a éclaté dans la raffinerie pétrolière Cosmo. Des flammes de 30m de hauteur s'élevaient ainsi qu'une épaisse fumée.

Dans la capitale même, où les bâtiments ont oscillé, on ne signalait pas de victimes. Mais selon la NHK, environ quatre millions d'immeubles de Tokyo et sa banlieue ont été privés d'électricité. Le réseau de téléphonie mobile était hors service. Le trafic ferroviaire grandes lignes et banlieue -plus de dix millions de passagers quotidiennement transportés- était paralysé, tandis que de nombreux feux de circulation routière étaient en panne.

Le pire séisme de l'histoire japonaise, de magnitude 8,3, a fait 143.000 morts en 1923 à Tokyo et Yokohama, ville portuaire distante d'une trentaine de kilomètres. A Kobé, dans l'ouest du Japon, un tremblement de terre a fait quelque 5.500 morts en janvier 1995.


Deux vidéos amateurs:


(ats/afp)