Joggeuse disparue

30 mars 2011 07:22; Act: 12.03.2019 10:08 Print

Un cadavre découvert à 10 km de Bouloc

Un corps de femme a été retrouvé à 10 km de Bouloc, village français où vivait une joggeuse disparue depuis le 14 février 2011.

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Le cadavre d'une femme a été découvert mardi en fin de journée à Villematier, à 10 km de Bouloc, le village de Haute-Garonne où la joggeuse Patricia B. a disparu le 14 février, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

«Un chasseur a trouvé un cadavre, c'est un corps féminin (...), mais il est trop tôt pour tirer la moindre conclusion. Pour l'instant, nous ne sommes pas en mesure de savoir s'il s'agit de Patricia B.», a déclaré à l'AFP un enquêteur.

Les enquêteurs tentaient de déterminer mercredi si le cadavre féminin découvert dans un trou d'eau en rase campagne près de Bouloc est celui de la joggeuse Patricia B., disparue le 14 février dans ce village de Haute-Garonne.

Des experts de la gendarmerie scientifique étaient à pied d'oeuvre depuis 07H00 sur les lieux où le corps a été retrouvé par un chasseur mardi en fin de journée à Villematier, village de 900 habitants situé à 10 km au nord de Bouloc, selon une source proche de l'enquête.

Les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) procédaient à différents prélèvements et relevés. Le corps n'avait pas été déplacé mercredi matin, afin de ne pas détruire d'indices éventuels.

Partie courir le matin

Secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille, Patricia B. a quitté sa maison de Bouloc, au nord de Toulouse, le 14 février vers 4h30 pour aller faire son jogging, comme tous les matins avant l'aube, dans la campagne alentour. Elle n'est jamais réapparue.

Le procureur de la République de Toulouse Michel Valet, qui s'est rendu sur place, a confirmé qu'un corps avait été retrouvé, mais a souligné qu'il était impossible dans l'immédiat d'établir un lien entre cette découverte et la disparition de la joggeuse. Le corps n'est «pour l'instant pas identifié», a-t-il déclaré à l'AFP.

«Nous devons préserver l'intégrité des lieux» en attendant les investigations des techniciens, a expliqué le procureur, ajoutant qu'il n'avait pas pu lui-même s'approcher à moins d'une quinzaine de mètres. «Je vois quelque chose qu'il m'est impossible de décrire», a-t-il ajouté.

Victime de violences

Les routes d'accès à l'endroit où a été découvert le corps, près du village de Villematier, dans les plaines du Frontonnais, étaient bloquées par les gendarmes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans le cadre de cette enquête de longue haleine menée par la gendarmerie, deux hommes ont été placés en garde à vue puis relâchés.

Le jour de sa disparition, des traces abondantes du sang de Mme B., des effets personnels ont été retrouvés sur un chemin de terre dans le secteur où elle allait courir. Pour les enquêteurs, il ne fait plus de doute qu'elle a été victime de violences, même s'ils n'en connaissent pas les causes et la nature.

Dans les jours qui ont suivi la disparition de Mme B., jusqu'à 300 gendarmes ont été mobilisés pour la rechercher. Les plaines du Frontonnais, une zone au nord de Toulouse parsemée de vignes, de champs et de bois ont été ratissées et des plongeurs ont même sondé rivières, canaux et puits.

Le procureur de Toulouse a ouvert une information judiciaire contre X pour meurtre. Une cellule d'enquête a été spécialement créée à la gendarmerie pour résoudre l'énigme.

(afp)