Afghanistan

16 octobre 2019 08:11; Act: 16.10.2019 11:44 Print

Un camion piégé blesse une vingtaine d'enfants

Un attentat a visé le quartier général de la police du district d'Ali Shin. Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées. L'attaque a été revendiquée par les Talibans.

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Les violences ne se calment pas en Afghanistan après l'élection présidentielle. (Photo: AFP)

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Les talibans ont revendiqué un attentat au camion piégé qui a tué mercredi trois personnes, dont deux policiers, et blessé une vingtaine d'enfants d'une école religieuse dans l'est de l'Afghanistan. L'attaque, dans la province de Laghman, visait le quartier général de la police du district d'Alishing, selon le gouvernorat provincial.

Les talibans revendiquent un bilan plus lourd, parlant de «dizaines» de membres des forces de sécurité. «Trois personnes, dont deux membres des forces de sécurité, ont été tuées et 27 ont été blessées», a pour sa part déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Nasrat Rahimi.

L'explosion a été si puissante qu'elle a partiellement détruit une madrassa (école religieuse) voisine. Une vingtaine de jeunes étudiants ont été «blessés par des éclats de verre», de même que six policiers, a indiqué le porte-parole du gouverneur provincial, Asadullah Daulatzai.

Attaques fréquentes

Les provinces de l'est de l'Afghanistan, dont fait partie Laghman, sont le théâtre d'attaques fréquentes des talibans contre les forces de l'ordre. Elles font régulièrement des victimes parmi les civils. Ces derniers mois, les violences se sont concentrées autour de l'élection présidentielle.

Plus de 450 civils ont été victimes d'attaques, dont 85 sont morts, dans la campagne électorale et le premier tour de l'élection, tenu le 28 septembre, principalement à cause des talibans, a annoncé l'Onu mardi.

Ecoles ciblées

Les enfants afghans pâtissent particulièrement de la situation sécuritaire. Pas moins de 192 écoles ont été la cible d'attaques et plus de 1000 ont été fermées en Afghanistan l'an passé pour des raisons de sécurité, selon l'Unicef. Environ 500'000 enfants se sont ainsi vu «refuser leur droit à l'éducation», déplore l'agence onusienne.

L'attentat du Laghman est survenu au lendemain du crash d'un hélicoptère de l'armée afghane, qui a tué sept soldats, selon le ministère de la Défense.

(nxp/afp)