«Gilets jaunes»

25 mai 2019 18:27; Act: 25.05.2019 19:17 Print

«On a un président qui est sourd»

Les manifestations de «gilets jaunes» ont continué de décliner samedi dans les villes françaises, lors de l'acte XXVIII du mouvement.

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Selon le ministère de l'Intérieur,«gilets jaunes» étaient quelque 7000 manifestants sur l'ensemble du territoire - contre 10'300 la semaine dernière. (Samedi 15 juin 2019) Quelque 12'500 «gilets jaunes» ont manifesté samedi en France, ce qui marque la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a plus de six mois. (Samedi 25 mai 2019) Un noyau dur de «gilets jaunes» continuait samedi à défiler dans toute la France, lors de l'acte 28 du mouvement. À Amiens, ville natale d'Emmanuel Macron, entre 1200 et 2000 personnes ont manifesté. (Samedi 25 mai 2019) Le président français dévoile lundi soir ses réponses au grand débat et à la crise des «gilets jaunes». (15 avril 2019) La tension est montée samedi à Toulouse dès le début de la manifestation de milliers de «gilets jaunes». Moins d'une heure après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement. (13 aVRIL 2019) Ces rassemblements, à Toulouse, Marseille, Grenoble ou Lille sont les premiers à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement ciblée par les manifestants. (13 avril 2019) Toulouse est samedi la «capitale» d'un acte 22 des gilets jaunes sous le coup de la loi anticasseurs. (13 avril 2019) Le Premier ministre français doit remettre lundi les conclusions du Grand débat national initié par la crise des Gilets jaunes. (8 avril 2019) Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron retourne sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac, cité paisible du Lot qui tente de renaître loin des grandes villes. (Vendredi 18 janvier 2019) Les autorités redoutent un regain de mobilisation dans les manifestations des «gilets jaunes» samedi. (12 janvier 2019) Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux.

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Quelque 12'500 «gilets jaunes» ont manifesté samedi en France, ce qui marque la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a plus de six mois, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Pour cet acte 28, 2100 personnes ont défilé à Paris. Le comptage des autorités est contesté par les «gilets jaunes», qui ont dénombré de leur côté 35'100 manifestants. La semaine dernière, environ 15'500 personnes avaient manifesté à travers le pays, selon le ministère de l'Intérieur.

«Aller chercher Macron chez lui»

Un noyau dur de «gilets jaunes» continuait samedi à battre le pavé en France, pour le 28e samedi de manifestations contre la politique sociale et fiscale d'Emmanuel Macron et à la veille d'élections européennes cruciales pour le président.

Les «gilets jaunes», dont le mouvement inédit dure depuis plus de six mois, étaient en début d'après-midi environ 3200 dans toute la France, dont 1200 à Paris, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur.

Le ministère, dont le comptage est contesté par les manifestants, en avait recensé la semaine dernière à la même heure 2800 dont 1100 dans la capitale. Sur l'ensemble de la journée, 15'500 avaient manifesté, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement qui avait rassemblé 282'000 «gilets jaunes» au cours de la première manifestation le 17 novembre.

Ce samedi, les rassemblements se déroulaient globalement dans le calme. A Amiens (nord), où est né le chef de l'Etat, entre 1200 «gilets jaunes», selon la préfecture, et 2000 selon les organisateurs, se disaient déterminés à «aller chercher Macron chez lui», dans une ambiance globalement festive malgré quelques jets de projectiles et de grenades de gaz lacrymogène.

«J'ai pas l'intention d'arrêter de marcher»

A Toulouse (sud-ouest), environ 2000 manifestants ont arpenté les rues du centre-ville.

«On a un président qui est sourd, donc on est conscients que nos manifestations ne vont rien changer dans l'immédiat», a déclaré à l'AFP à Toulouse Philippe Da Costa, un technicien présent avec son épouse, comme quasiment tous les samedis.

«Mais c'est pour marquer les esprits des gens, à plus long terme, qu'on continue à venir», a-t-il ajouté, mettant en garde contre une «cocotte qui bout dans la société». A Paris, deux cortèges se sont formés, parfois émaillés de jets de grenades lacrymogènes.

«J'ai pas l'intention d'arrêter de marcher. Je défends mon pain et celui de mes enfants. On n'en peut plus», a soutenu Camille, une trentenaire aide-soignante. Ira-t-elle voter dimanche aux européennes ? «J'hésite», répond-elle. «L'Europe, ça me parle pas. Qu'est-ce que ça va changer ?»

Les six mois de crise sociale des «gilets jaunes» ont sérieusement mis à mal la popularité du président Macron (environ 27% de personnes satisfaites). La liste de son parti aux européennes est devancée par celle de l'extrême droite de Marine Le Pen dans les sondages rendus publics avant les élections de dimanche en France métropolitaine.

(nxp/afp)