Iran

29 décembre 2011 10:23; Act: 29.12.2011 11:28 Print

Un porte-avions de la Navy dans le détroit

Un avion iranien a «identifié» un porte-avions américain dans la région particulièrement sensible du détroit d'Ormuz.

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Le porte-avions américain à propulsion nucléaire USS John C. Stennis. (Photo: AFP)

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«Un avion de surveillance iranien a identifié un porte-avions américain dans la zone des manoeuvres où sont déployés des navires iraniens et a pris des photos et des films», a déclaré l'amiral Mahmoud Moussavi à l'agence officielle Irna.

«Cela montre que la marine iranienne observe et surveille tous les mouvements des forces (étrangères) dans la zone», a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis maintiennent dans le Golfe une présence navale puissante, avec notamment la Ve flotte, basée à Bahreïn.

«Lors de cette patrouille de reconnaissance, tous les missiles, radars et avions prêts au vol du porte-avions ont été pris en photo et filmés», a déclaré M. Moussavi, ajoutant que des «navires, sous-marins et avions de la marine iranienne ont également pris des photos et filmé» le porte-avions.

Manoeuvres navales

«Nous conseillons aux forces étrangères non régionales de prendre au sérieux nos avertissements» de ne pas entrer dans la zone des manoeuvres, conformément aux règles internationales, a-t-il ajouté, selon le site de la télévision d'Etat.

L'Iran, qui a commencé samedi dix jours de manoeuvres navales dans la région du détroit d'Ormuz, en mer d'Oman et dans l'océan Indien, a évoqué la possibilité de fermer le détroit en cas de sanctions occidentales pour empêcher ses exportations de pétrole.

Ces manoeuvres, intitulées «Velayat 90», s'étendent sur 2000 kilomètres carrés, constituant les exercices les plus étendus jamais organisés par l'Iran.

Le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, avait souligné mercredi qu'il était «très facile» pour l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, tout en estimant qu'une telle mesure n'était pas nécessaire pour l'instant.

Ce détroit, par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, est particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 km environ, et de sa profondeur, qui n'excède pas soixante mètres.

Réagissant à la menace iranienne, les Etats-Unis ont mis en garde Téhéran en affirmant qu'«aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne sera tolérée».

Les Etats-Unis et certains pays européens, qui ont déjà adopté des sanctions contre les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique iraniens, envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé.

Outre l'Iran, second producteur de l'Opep, les autres pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite, le Koweït, l'Irak, le Qatar et les Emirats arabes unis, exportent une partie de leur pétrole par ce détroit.

(afp)