Burkina Faso

16 février 2019 12:15; Act: 16.02.2019 12:55 Print

Prêtre espagnol tué dans une attaque djihadiste

L'homme d'église a été assassiné par des terroristes vers la frontière avec le Togo. Des douaniers figurent également parmi les victimes.

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Le missionnaire catholique était âgé de 72 ans. (Photo: Twitter)

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Un prêtre espagnol et quatre douaniers ont été tués vendredi au Burkina Faso lors d'une attaque attribuée à des djihadistes contre un poste mobile de douane, a-t-on appris samedi auprès d'une source sécuritaire et de la congrégation du religieux.

«Le Salésien espagnol Antonio César Fernández a été assassiné dans une attaque djihadiste, entre le Togo et le Burkina Faso. Le missionnaire de 72 ans a été abattu aujourd'hui (vendredi) vers 15 heures», a annoncé la congrégation des Salésiens de Don Bosco sur son compte twitter.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a réagi samedi à la mort du prêtre, par un message sur twitter.

«Toute mon affection à la famille et aux collègues du missionnaire Antonio César Fernández et de toutes les victimes de l'attaque terroriste au Burkina Faso. Ma répulsion absolue face à cette attaque et ma reconnaissance aux coopérants et aux volontaires qui risquent leur vie en travaillant dans des zones de conflit», a déclaré le Premier ministre.

Selon une source sécuritaire burkinabè, «une équipe mobile de la douane de Cinkassé, qui avait érigé un poste de contrôle à Nohao (une localité de la province du Koulpélogo, dans l'est du Burkina, proche de la frontière togolaise), a été la cible d'une attaque terroriste ce vendredi vers 17h00» (locales et GMT).

Vagues d'attaque

Un premier bilan vendredi soir faisait état de trois douaniers tués, mais il a été revu en hausse samedi à cinq morts (quatre douaniers et le prêtre espagnol), selon une source sécuritaire.

«C'est l'oeuvre d'un groupe d'une vingtaine d'individus armés qui se sont ensuite enfuis dans la zone forestière», a rapporté une autre source sécuritaire.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières. D'abord concentrées dans le nord du pays, elles se sont ensuite étendues à d'autres régions dont celle de l'Est.

Attribuées principalement aux groupes djihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), les attaques ont fait depuis 2015 plus de 300 morts, selon un décompte de l'AFP.

(nxp/afp)