Chine

23 juin 2011 14:15; Act: 23.06.2011 14:42 Print

Un train ultra-rapide pour relier Pékin à Shanghai

La ligne de TGV entre Pékin et Shanghai ouvrira le 1er juillet, avec un an d'avance sur le calendrier.

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La ligne de train à très grande vitesse reliant Pékin à Shanghai en moins de cinq heures sera ouverte le 1er juillet, avec un an d'avance sur le calendrier prévu à l'ouverture des travaux en 2008, a annoncé jeudi l'agence Chine nouvelle.

La réalisation de cette ligne longue de 1.320 kilomètres a coûté 23 milliards d'euros.

Le trafic attendu est de 80 millions de passagers par an. 90 trains circuleront toujours les jours sur la ligne dans chaque sens.

La vitesse des TGV entre Shanghai et Pékin sera moindre que ce qui avait été prévu initialement.

Les rames limiteront leur vitesse à 300 km/h alors qu'elles sont capables d'atteindre 350 km/h, afin de renforcer la sécurité, de réduire le prix des billets et d'augmenter la durée de vie du matériel.

Le temps de parcours sera de 4h48 minutes pour les trains les plus rapides, contre deux heures pour l'avion, mais les aéroports sont loin des centre-ville et les passagers doivent arriver plus longtemps en avance pour les vols, sans compter les retards liés à un trafic aérien souvent perturbé.

Une cérémonie d'inauguration de la ligne reliant les deux plus grandes villes de Chine, sa capitale politique et sa capitale économique, est prévue le 30 juin, selon Chine nouvelle.

Le réseau ferroviaire à grande vitesse de la Chine doit passer cette année de 8.358 kilomètres à plus de 13.000 kilomètres en 2012 et à 16.000 kilomètres en 2020.

Le projet de ligne à grande vitesse Pékin-Shanghai avait été pour la première fois proposé en 1994 et avait pris du retard avant que les travaux débutent en avril 2008.

La plupart des trains en Chine sont maintenant des produits chinois dont la technologie s'inspire largement de matériels achetés aux Français, aux Allemands et aux Japonais -- Alstom, Siemens et Kawasaki -- au terme de contrats prévoyant des transferts de technologie.

Les investissements énormes dans les trains à grande vitesse en Chine en ont fait un terrain privilégié pour la corruption.

En février, l'ancien ministre des Chemins de fer Liu Zhijun a été limogé et est accusé d'avoir reçu plus de 800 millions de yuans (86,4 millions d'euros) de pots-de-vin.

En mars, le Bureau d'audit de l'Etat avait révélé que 187 millions de yuans (20,2 millions d'euros) de fonds destinés à la construction de la ligne Pékin - Shanghai avaient été détournés par des particuliers ou des entreprises.

(afp)