Antivieillissement

09 mai 2012 08:22; Act: 09.05.2012 11:36 Print

Une ado découvre une molécule de jouvence

Une Canadienne âgée de 16 ans a créé une substance qui pourrait être utilisée un jour pour freiner les effets de l'âge.

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Janelle Tam, lycéenne de Waterloo, a remporté un concours de biotechnologie grâce à son invention. (Photo: Keystone)

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Une jeune fille a découvert une substance antioxydante pouvant freiner le vieillissement, composée de nanoparticules présentes dans la fibre de bois, ont annoncé mardi les organisateurs d'un concours de biotechnologie qu'elle a remporté.

Janelle Tam, lycéenne de Waterloo, en Ontario, a reçu le premier prix, accompagné d'un chèque de 5000 dollars, de l'édition 2012 du Sanofi BioGENEius Challenge, dont le jury est composé de chercheurs éminents venant du Conseil national de recherches Canada.

La substance qu'elle a créée pourrait être utilisée un jour pour améliorer la santé et freiner le vieillissement, car elle neutralise nombre de radicaux libres nuisibles trouvés dans le corps humain.

Particule présente dans les arbres

La particule, appelée NCC (nanocellulose cristalline), est présente dans les arbres. Janelle Tam, arrivée au Canada de Singapour il y a cinq ans, a été la première à montrer qu'elle est un antioxydant puissant, potentiellement supérieur aux vitamines C ou E, car elle est plus stable et son action dure plus longtemps.

L'ado de 16 ans a réussi à la «coupler» chimiquement avec des nanoparticules de carbone, les buckminsterfullerènes ressemblant par leur forme à un ballon de football, ce qui leur vaut le surnom de footballène. Le «couple» agit «comme un aspirateur», neutralisant les radicaux libres.

La NCC, dont la grandeur se mesure en millièmes de cheveu humain, est non toxique, stable, soluble dans l'eau et renouvelable, puisqu'elle vient des arbres, a indiqué la jeune chercheuse, citée dans le communiqué.

Des utilisations illimitées

Ses utilisations potentielles sont virtuellement illimitées, souligne le document, car elle est plus forte que l'acier, mais souple, durable et ultralégère. Un institut national de recherche sur les forêts, FPInnovations, prédit que son marché pourra valoir jusqu'à 250 millions de dollars dans la décennie à venir.

La première usine de démonstration de NCC a ouvert ses portes en janvier dernier sur le site de l'usine de pâtes et papiers de Domtar, à Windsor au Québec.

(afp)