La main au panier?

03 octobre 2011 12:59; Act: 03.10.2011 13:57 Print

Une affiche sexy fait bondir des féministes

La nouvelle campagne de promotion de l'équipe féminine de Bourges Basket crée la polémique en France. Des associations et des syndicats protestent contre «une image choquante et dégradante de la femme».

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Cette affiche de promotion de l'équipe féminine de Bourges Basket fait grincer les dents de certains féministes. (dr)

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Certains sont heurtés par la campagne «Osez le Tango» qui montre un fessier féminin en shorty, dos nu, «joliment potelé», et «avec un petit ruban que les mateurs sont invités à tirer», rapporte «France 3».

Dans un communiqué commun, le Mouvement pour la paix, la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), l'union locale de la CGT, Attac 18, ont écrit une lettre commune au président du club, Pierre Fosset, pour expliquer qu’ils se demandent ce que cette image a à voir avec «le sport, avec le sport de haut niveau, avec l’exploit sportif, avec le respect des joueuses et d’une équipe».

Une «image dégradée de la femme»

«La nouvelle campagne d'affichage du «Bourges Basket Entreprise» nous indigne! Elle est hors sujet et véhicule une image à nouveau dégradée des femmes, des sportives, qui ne seraient que corps, et dont les corps seraient ravalés au rang de bien de consommation (...) Les sportifs, qu’ils soient hommes ou femmes ne sont pas des choses, mais des humains. Le sport doit continuer à véhiculer des valeurs d’humanité et de respect des personnes, quelque soit leur sexe» dénoncent les associations. Elles exigent que Bourges Basket Entreprise retire cette image sur tous les supports de communication et aux financeurs publics de peser dans ce sens.

Pierre Fosset, le président du club dont les basketteuses ont été sacrées en 2011 championnes de France pour la dixième fois, défend cette campagne et s'étonne que cette affiche «déclenche autant de passions». «Il faut arrêter les pubs pour les soutiens-gorge, il faut arrêter les pubs pour les strings. C'est un retour 50 ans en arrière, même pour les femmes!» a-t-il déclaré à la radio «France Inter».

(gco)