Affaire Benalla

06 février 2019 16:32; Act: 06.02.2019 20:07 Print

Une cadre de la sécurité de Matignon entendue

Dans le cadre de l'enquête sur des enregistrements d'Alexandre Benalla, la cheffe de la sécurité de Matignon a été auditionnée, mardi.

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Alexandre Benalla a été un proche du président français Emmanuel Macron. (Photo: Keystone)

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La responsable du groupe de sécurité du Premier ministre français a été entendue mardi à Paris dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'un appel d'Alexandre Benalla, ancien conseiller controversé d'Emmanuel Macron, a appris mercredi l'AFP d'une source proche du dossier.

La policière, qui nie toute implication, a été entendue par la brigade criminelle, a précisé cette source confirmant une information du quotidien «Le Parisien».

Selon le quotidien, la policière a reconnu devant les enquêteurs avoir reçu, en présence de son compagnon, Alexandre Benalla à son domicile «sans pouvoir préciser le jour» et a dit ne pas se souvenir de la présence de Vincent Crase.

Benalla se targue du soutien de Macron

D'après le courrier de Matignon adressé au procureur, elle avait déjà indiqué au directeur de cabinet du Premier ministre, Benoît Ribadeau-Dumas, «ne pas connaître M. Crase». «Elle dément également que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence», ont ajouté mercredi les services du Premier ministre.

Selon Mediapart, site d'investigation qui a révélé et diffusé le contenu de cet appel le 31 janvier, l'enquête sur les conditions de l'enregistrement a été déclenchée à la suite d'informations transmises à la justice par Matignon, les services du Premier Ministre.

Dans cette conversation avec Vincent Crase, ancien gendarme enmployé par «la République en marche», le parti présidentiel, Alexandre Benalla se targue du soutien du président de la République, alors que l'«affaire» qui porte son nom et secoue la présidence française depuis l'été dernier a éclaté quelques jours plus tôt.

Cet enregistrement date du 26 juillet.

Pas le droit de se rencontrer

Alexandre Benalla, ancien chargé de mission à l'Élysée et Vincent Crase, n'avaient en réalité plus le droit de se rencontrer ni de se parler après leur inculpation intervenue le 22 juillet pour des violences commises le 1er mai. Matignon affirme avoir alors «procédé à de premières vérifications» et avoir «bien évidemment transmis l'ensemble de ces informations au Procureur de Paris».

Mediapart s'était opposé lundi à une perquisition dans ses bureaux, initiative vivement dénoncée par les médias et l'opposition comme une atteinte au secret des sources des journalistes.

(nxp/afp)