Kenya

16 juin 2014 08:52; Act: 16.06.2014 09:50 Print

Une cinquantaine de morts dans un assaut

Le bilan de l'attaque menée dimanche soir dans une ville côtière du Kenya s'est alourdi à 48 morts, rapportent la Croix-Rouge et la police kényane.

Sur ce sujet
Une faute?

La ville de Mpeketoni a été prise pour cible par un commando d'assaillants non identifiés qui s'en sont pris à deux hôtels, une banque et un commissariat de police. Des habitants précisent que le commando était composé d'une trentaine d'hommes motorisés, munis d'armes à feu et d'explosifs. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais la police retient entre autres la piste d'un commando islamiste.

Outre la piste d'un commando islamiste, l'hypothèse d'une attaque de séparatistes est également examinée par les autorités.

«De nouveaux corps ont été découverts et nous parlons pour l'instant de 48 morts», a dit Leonard Omollo, le commandant de la police du comté de Lamu.

«Tous les morts sont des hommes. Aucune femme, aucun enfant (...) Nous ne pouvons dire s'il s'agit d'une attaque des Chabaab (ndlr, milice islamiste somalienne), du Conseil républicain de Mombasa (ndlr, mouvement séparatiste) ou simplement de criminels», a-t-il ajouté.

Ile touristique

L'attaque contre Mpeketoni, située à trois quarts d'heure de l'île touristique de Lamu, est la dernière en date visant le secteur du tourisme au Kenya.

En décidant d'envoyer des troupes en Somalie combattre les islamistes d'Al Chabaab, le Kenya s'est exposé. En septembre dernier, une prise d'otages revendiquée par les Chabaab a fait 67 morts au Westgate Mall, un centre commercial de la capitale.

A trois heures de route de la Somalie

Mpeketoni se trouve sur la côte, à trois heures de route environ de la frontière somalienne.

Deux hélicoptères militaires survolaient la ville lundi matin mais la police n'a procédé à aucune arrestation en rapport avec ce coup de force.

Selon des médias, les assaillants auraient mis le feu à plusieurs bâtiments de la ville, dont un grand nombre d'habitants a pris la fuite. Sur place, un journaliste de Reuters a vu une dizaine de véhicules incendiés.

(ats)