Coronavirus

21 février 2020 19:12; Act: 22.02.2020 13:48 Print

Une dizaine de villes ferment leurs lieux publics

Le nouveau coronavirus a fait une deuxième victime dans le pays ce samedi.

Voir le diaporama en grand »
Zika, Coronavirus MERS, Ebola, grippes aviaire... Retour sur les épidémies qui ont affolé le monde Les autorités de plusieurs États touchés comme le Brésil conseillent aux femmes de ne pas tomber enceintes. A l'heure actuelle, le lien direct entre cette infection et les malformations du foetus n'a pas été scientifiquement établi. (29 janvier 2016) En janvier 2016, l'épidémie a conquis de nouveaux territoires et s'étend à 21 pays en Amérique du Sud. Des cas commencent à être relevés en Europe. Zika se transmet par les moustiques tigres. (29 janvier 2016) Au troisième trimestre de 2015, dans l'État brésilien du Pernambuco, les médecins constatent une élévation forte et atypique du nombre de cas de microcéphalies. On soupçonne le virus Zika d'en être à l'origine. Le 27 janvier, les autorités brésiliennes raportaient 4 180 cas suspects pour l'année 2015. La Corée du Sud a annoncé la fin de l'épidémie du Coronavirus MERS le mardi 28 juillet 2015. La Corée du Sud a annoncé un 24e décès dû au coronavirus MERS. Elle a également confirmé un nouveau cas de syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ce qui porte le nombre de patients répertoriés à 166 depuis l'apparition de la maladie au mois de mai.(Vendredi 19 juin 2015) Le coronavirus MERS - acronyme anglais du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient - est un cousin, plus mortel mais moins contagieux, du virus responsable du SRAS. Le MERS provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. Les nouveaux cas de MERS en , plus de 950 personnes ont été contaminées depuis 2012 et 412 sont décédées. Il n'existe aucun vaccin ou traitement. L'épidémie d'Ebola qui a frappé l'Afrique de l'Ouest a fait 11'132 selon un bilan de l'OMS publié le 26 mai 2015. L'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, était partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. Les premiers cas ont été rapportés en mars 2014. Cette flambée du virus a la particularité d'avoir dépassé les frontières en s'étendant de la Guinée au Liberia et à la Sierra Leone. Par l'intermédiaire de voyageurs, les États-Unis, le Nigeria, le Mali et le Sénégal ont également été touchés. Le virus Ebola se transmet de l'animal à l'homme. Selon l'OMS, ce sont les chauves-souris qui sont porteuses du virus qui s'est propagé aux hommes par des contacts avec le sang, les organes ou les sécrétions d'animaux infectés. Il s'est propage ensuite de l'homme à l'homme de la même façon. Il n'existe aucun vaccin homologué contre le virus mais deux traitements sont actuellement testés. Selon la définition de l'OMS, le virus H7N9 constitue un sous-groupe des maladies des virus grippaux qui chez les oiseaux. Jusqu'en 2013, il n'avait pas été transmis à l'homme. Le premier cas a été déclaré en Chine. Depuis, plus de 630 personnes ont été infectées et 221 sont mortes. Il n'existe pas de preuve de transmission interhumaine. Des cas ont été déclarés à Taïwan, Hong Kong et en Malaisie. Comme le virus H7N9, le H5N1 est une grippe aviaire en circulation dans les populations de volailles en Asie et d'Afrique du Nord. Selon l'Office fédéral de la santé publique, des centaines de personnes, principalement en Asie, ont contracté le virus depuis 2003. Près de la moitié d'entre elles sont décédées. Apparue en 2009 au Mexique puis aux Etats-Unis, la grippe A (H1N1) s'est rapidement étendue au monde entier. Ce nouveau virus d'origine animale présente une combinaison unique de gènes des virus de la grippe porcine, aviaire et humaine. Il n'avait jamais circulé chez l'homme auparavant. La contamination s'effectue par voir aérienne. Après un an d'alerte, l'OMS a déclaré la fin de la pandémie en août 2010. Les chiffres officiels des l'OMS font état de millions de personnes infectées et de 18'500 morts. Une étude menée en 2012 par une équipe de chercheurs internationale estime le nombre de décès à 280'000 au minimum. Si la fin de la pandémie a été déclarée, le virus est encore présent. Début 2015, 5000 cas étaient déclarés en Inde. Maladie virale transmise par le moustique, le chikungunya est détecté pour la première fois en Tanzanie en 1952. La maladie se traduit par de la fièvre et des douleurs articulaires sévères. Entre 2006 et 2006, une flambée frappe les îles de l'Océan Indien. On compte près de 250'000 cas. A travers les voyageurs, la maladie se retrouve en Europe en 2007 où des flambées ont été constatées en Italie et en Croatie. D'abord présent en Afrique et dans le sous continent indien, le virus s'est répandu à l'Amérique latine, aux Antilles, les Caraïbes, les îles du Pacifique et aux Etats-Unis. En avril 2015, plus de 1'379'788 cas de chikungunya ont été déclarés dans les Caraïbes, dans des pays d'Amérique latine et les États-Unis, causant 191 décès. Le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) est considéré comme la première nouvelle maladie du XXIe siècle. Apparue en 2002 en Chine, avant de se répandre à l'Asie et au monde en 2003, elle se présente sous la forme d'une pneumonie atypique contagieuse. La maladie s'est rapidement répandue provoquant des fermetures d'écoles, d'aéroports, et des mises en quarantaine. Hong Kong, la Malaisien Taïwan, le Vietnam, Singapour, le Canada sont touchés. L'OMS lance une alerte mondiale contre le SRAS en mars 2003. Huit mois après le premier cas, l'épidémie est maitrisée en juillet 2003. Quelque 8000 personnes ont été infectées et plus de 800 malades sont morts.

Une faute?

L'Italie est le premier pays européen à enregistrer des cas mortels de coronavirus parmi ses ressortissants, avec un deuxième décès annoncé samedi, obligeant les autorités à confiner une dizaine de villes du nord du pays pour contenir l'épidémie et rassurer des habitants inquiets.

Les victimes sont un maçon retraité de 78 ans qui résidait dans un petit village de Vénétie, région voisine de la Lombardie où un autre décès, celui d'une femme de 75 ans, a été annoncé samedi matin. Dans les deux cas, ces personnes étaient hospitalisées depuis une dizaine de jours pour d'autres affections mais ont été toutes les deux testées positives au nouveau coronavirus.

Au total, l'Italie compte désormais une quarantaine de cas de contamination dont au moins 32 en Lombardie autour d'un foyer identifié à Codogno, à 60 km de Milan, 7 en Vénétie, venus s'ajouter depuis vendredi à trois premiers cas soignés à Rome, selon la télévision Sky Italia. La femme décédée dans la nuit habitait à Casalpusterlengo, non loin de Codogno.

La péninsule est désormais le pays le plus touché en Europe par l'épidémie de pneumonie virale qui a démarré en Chine en décembre.

Mesures drastiques

Cette vague soudaine de contaminations a contraint les autorités italiennes à prendre des mesures drastiques de semi-confinement pour une semaine dans une dizaine de villes du nord.

La décision a été prise par le ministère de la Santé après qu'un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi, au sud-est de Milan, en lien avec un homme de 38 ans hospitalisé depuis mercredi.

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a convoqué une réunion spéciale samedi avec la protection civile, soulignant que l'exécutif envisage de prendre d'autres «mesures extraordinaires».

Dans la plupart de ces villes, les bars et restaurants, les écoles, les églises ainsi qu'une quarantaine de stades et salles de sports ont été fermés. La mesure touche aussi les bibliothèques, les mairies, de nombreux magasins. Même les défilés de carnaval ont été annulés.

Au total plus de 50'000 habitants ont été priés de rester chez eux autant que possible, et d'éviter les lieux clos.

Les écoles étaient fermées aussi samedi dans la grande ville de Cremona. Des trains ont été stoppés en gare de Milan et Lecce (Pouilles) vendredi soir le temps de faire descendre des passagers présentant des symptômes grippaux.

Le président de la région de Vénitie Luca Zaia, interrogé sur Rainews24, a assuré que «la grande question» était l'origine de la contamination dans sa région car les malades n'avaient eu «aucun contact» avec des Chinois ou des personnes de retour de Chine.

Rues désertes

Le photographe de l'AFP a vu des rues désertes à Codogno, une localité de 15'000 habitants. Dès l'annonce de premiers cas vendredi, le maire Francesco Passerini avait décidé la fermeture des lieux publics, faisant état d'une «situation de grande inquiétude» dans la population.

Environ 250 personnes dont 70 médecins et aide-soignants ont été placées à l'isolement, le temps de les soumettre à des tests, après avoir été en contact avec les cas de Lombardie.

Le premier cas de Codogno, un Italien chercheur chez Unilever, est hospitalisé en soins intensifs dans un état grave. Son épouse enceinte de huit mois, un ami et trois personnes âgées qui fréquentaient le bar du père de cet ami font partie des contaminés. Au total 120 des 160 salariés de Unilever ont fait l'objet de tests.

Italien rentré de Chine

Les autorités sanitaires de la Lombardie n'ont pas identifié avec certitude la personne à l'origine de la contagion, mais ce pourrait être un Italien rentré de Chine en janvier qui aurait dîné à plusieurs reprises avec le chercheur.

L'Italie ne comptait jusqu'à présent que trois cas de coronavirus, tous contractés hors du pays et soignés à Rome, parmi lesquels deux touristes chinois placés à un moment en thérapie intensive mais dont l'état s'est nettement amélioré ces derniers jours.

En outre, un Italien contaminé par le nouveau coronavirus et qui se trouvait sur le bateau de croisière Diamond Princess au Japon a été rapatrié samedi matin avec une trentaine de passagers italiens qui ont été placés en quarantaine.

(nxp/afp)