Paris

22 octobre 2019 14:38; Act: 22.10.2019 15:59 Print

Une djihadiste de l'attentat raté fait appel

Une des djihadistes qui a été condamnée à 30 ans de prison pour l'attentat raté près de Notre-Dame a fait appel de sa condamnation.

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Inès Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison. Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre. Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019) Ornella G. était fichée «S» en raison de ses velléités de départ vers la Syrie. Arrêtée avec son compagnon mardi sur une aire d'autoroute près d'Orange (sud), elle avait été déférée devant le juge plus tôt dans la journée. La garde à vue de son compagnon a été levée. (Samedi 10 septembre 2016) Ornella G., une des suspectes dans la tentative présumée d'attentat aux bonbonnes de gaz, a été mise en examen et écrouée samedi soir. (Samedi 10 septembre 2016) Le procureur de la République de Paris François Molins a fait un point sur le déroulement des événements liés à l'attentat déjoué en France lors d'une conférence de presse initialement prévue à 17h30 et qui s'est finalement tenue à 18h. (vendredi 9 septembre 2016) Le but du commando des 3 femmes arrêtés juste à temps était de perpétrer un attentat à la gare de Lyon à Paris. La zone a été sécurisée. (vendredi 9 septembre 2016) L'arrestation du compagnon de l'une des trois suspectes interpellées dans l'enquête sur la voiture chargée de bonbonnes de gaz. Arrêté jeudi soir, il est connu des services de renseignement français pour islamisme radical. (Vendredi 9 septembre 2016) Le véhicule contenant au moins six bouteilles de gaz (dont cinq pleines), a été découvert jeudi 8 septembre non loin de la cathédrale de Notre Dame à Paris. Quatre personnes ont été arrêtées. La principale suspecte - fille du propriétaire de la voiture - et deux de ses amies. Elles préparaient un attentat imminent à la gare de Lyon à Paris. (Vendredi 9 septembre 2016) Un policier contrôle une voiture à Boussy-Saint-Antoine, au sud de Paris. (8 septembre 2016) Un homme, menotté, est conduit dans l'appartement où des suspectes se trouvent. (8 septembre 2016) La police avait lancé un avis de recherche jeudi pour retrouver la jeune fille qui avait l'intention de faire exploser la gare de Lyon avec des bonbonnes de gaz. (9 septembre 2016) Une femme arrêtée jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine, au sud de Paris. (8 septembre 2016) Des policiers inspectent l'appartement d'une des filles arrêtées. (8 septembre 2016) Contrôles près de l'immeuble des suspectes. (8 septembre 2016) Le véhicule d'une des femmes arrêtée est emmené par les forces de sécurité. (8 septembre 2016) Un policier fait le gué devant l'immeuble où habitent les suspectes. (8 septembre 2016)

Une faute?

La djihadiste Inès M. a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame-de-Paris en 2016. Son avocat a dénoncé mardi «une décision qui s'adresse à l'opinion».

Ce verdict «ne tient compte ni de la réalité des faits ni de la jeunesse de l'accusée», a déclaré l'avocat Laurent Pasquet-Marinacce à l'AFP. La jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice française à 8 ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité.

La Cour d'assises spéciale a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le «visage du djihad au féminin». Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid K., propagandiste du groupe État islamique (EI) et inspirateur, en 2016, de l'assassinat d'un policier et de sa femme en région parisienne.

Inès M. et Ornella G. (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès M. s'était retranchée dans l'appartement d'Amel S. (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah H. (condamnée à 20 ans de réclusion).

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah H. avait porté un coup de couteau à un policier en civil. Inès M. avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

(nxp/ats)