Election présidentielle 2020

16 janvier 2019 06:54; Act: 16.01.2019 07:38 Print

Une égérie de #MeToo vise la Maison Blanche

Kirsten Gillibrand, sénatrice démocrate de New York et connue pour la défense des victimes d'agressions, a officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2020.

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Kirsten Gillibrand est une virulente opposante à Donald Trump. (Photo: AFP)

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La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand a annoncé mardi soir qu'elle se lançait dans la course à la présidentielle américaine de 2020. Ferme opposante à Donald Trump, elle est connue pour sa farouche défense des victimes d'agressions sexuelles.

«Je vais être candidate à la présidence des Etats-Unis», a déclaré dans un sourire Kirsten Gillibrand, sur le plateau du célèbre humoriste américain Stephen Colbert. Son entrée en piste confirme l'accélération du rythme des candidatures du côté démocrate, où le terrain s'annonce très chargé.

Julian Castro, ex-ministre de Barack Obama qui ambitionne de devenir le premier président hispanique des Etats-Unis, et une jeune élue de la Chambre des représentants, Tulsi Gabbard, se sont lancés le week-end dernier. La sénatrice Elizabeth Warren, poids lourd parmi les candidats démocrates, les avait devancés en annonçant ses ambitions présidentielles dès le 31 décembre.

D'après un extrait de l'émission de CBS, la sénatrice de New York, 52 ans, a précisé qu'elle lançait un «comité exploratoire», un pas décisif pour entrer dans la course à la présidentielle américaine. «Je n'ai pas peur de défier Trump», a-t-elle écrit plus tard sur Twitter.

Santé, éducation

Mariée, mère de deux garçons, elle affirme, lors de son entretien vouloir se lancer dans la course à la présidentielle pour se «battre pour les enfants des autres aussi dur que je le ferais pour les miens».

Elle déclare vouloir défendre une société plus égalitaire, avec un système de santé qui «devrait être un droit, pas un privilège», une meilleure éducation publique et formation professionnelle «pour pouvoir accéder à la classe moyenne».

Elle dit compter l'économie américaine parmi ses plus grandes priorités et promet de lutter contre «le racisme institutionnel», «la corruption et la course aux profits à Washington» et les groupes d'intérêts spéciaux.

Contre les abus sexuels

Kirsten Gillibrand avait remplacé Hillary Clinton au siège de sénatrice représentant l'Etat de New York en janvier 2009, lorsque cette dernière avait été nommée secrétaire d'Etat. Elle a facilement été réélue deux fois depuis dans cet Etat très démocrate.

Au Sénat, Kirsten Gillibrand s'est illustrée pour sa lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles, notamment dans l'armée, déjà bien avant l'émergence du mouvement anti-harcèlement #MeToo, en octobre 2017.

Accompagnant des victimes d'agressions sexuelles, au côté de l'actrice Alyssa Milano, elle avait assisté visiblement émue à l'audition tendue du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol, pour sa confirmation à la Cour suprême en septembre. Il a démenti catégoriquement.

Plusieurs femmes pressenties

Les candidats à la primaire démocrate s'annoncent nombreux pour tenter de déloger le républicain Donald Trump de la Maison Blanche, en 2020. Et plusieurs femmes sont pressenties après la vague qui a déjà mené à un nombre record d'élues au Congrès américain, le 3 janvier dernier.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 69 ans, a ainsi donné le coup de départ des grands noms démocrates dès le 31 décembre avec le lancement d'un comité exploratoire, avec pour ambition de défendre une classe moyenne «attaquée» par »«les milliardaires et les grandes entreprises».

L'ancien maire démocrate de San Antonio Julian Castro, 44 ans, a lui annoncé directement samedi depuis le Texas, sa candidature, sans passer par la case «comité». En plein débat sur l'immigration aux Etats-Unis, ce petit-fils d'une Mexicaine a dit espérer devenir le premier président hispanique du pays.

Tulsi Gabbard, 37 ans, a aussi annoncé la semaine dernière qu'elle se lançait dans la course à la Maison Blanche. Ex-militaire, sa candidature part sous le signe de la controverse à cause d'une rencontre, en janvier 2017, avec le dirigeant syrien Bachar el-Assad en pleine guerre civile ainsi que des commentaires polémiques sur les homosexuels, remontant à sa jeunesse, qu'elle a dit regretter.

Plusieurs autres élus démocrates sont pressentis, notamment les sénatrices Kamala Harris et Amy Klobuchar et le sénateur Cory Booker. L'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, et le milliardaire Michael Bloomberg figurent aussi dans les pronostics.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Left Wing Identitarianism le 16.01.2019 09:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bref

    Entre "Je suis hispanique", "Je suis une femme" et "Je suis indienne"(E. Warren), les démocrates ont l'air d'avoir de supers arguments. La politique américaine continue de tomber de plus en plus bas.

  • Godzila65 le 16.01.2019 08:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ruée vers l'or

    Je dois dire que la course à l'investiture démocrate devient assez surréaliste. On en est à au moins 25 candidats... Bonne chance !

  • Corentin Tinmarre le 16.01.2019 08:51 Report dénoncer ce commentaire

    Be a winner

    Aucune chance face à Trump. De toute manière, on ne change pas une équipe qui gagne.

Les derniers commentaires

  • Nico le 17.01.2019 07:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le boss

    Trump reste et restera le meilleur :)

    • @Nico le 18.01.2019 00:34 Report dénoncer ce commentaire

      Le Rêveur

      dans vos rêêves mdr le plus mauvais oui et ce sous tout les sens du terme.... ;o))

  • Mettonsleàlasile le 16.01.2019 17:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Viiiite

    N'importe qui sauf.....Trump!

  • Phifa le 16.01.2019 17:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Blablabla

    Je crois qu'être démocrate ou républicain ne veut rien dire, n'est-il pas Monseigneur Mitterrand ! Soyez objectifs les commentateurs de ce forum...

  • Real Ité le 16.01.2019 16:44 Report dénoncer ce commentaire

    Pour info

    Le plus surréaliste dans cette histoire, c'est d'avoir un gars comme Trump au pouvoir, qui dirige un pays en se croyant en plein one man-show ! L'étau se resserre, n'en déplaise à ses 2 ou 3 petites idoles suisses qui le soutiennent sans grande réflexion. La malfaisance ne gagne jamais.

  • MGTOW le 16.01.2019 15:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    #hashtagueule

    et si elle est pas élue, ce sera de la discrimination violente mâle cis blanc dominant patriarcale non inclusif a géométrie variable...