Séisme au Japon

18 mars 2011 11:13; Act: 18.03.2011 11:29 Print

Une épidémie de grippe menace les survivants

Une semaine après le séisme, les survivants souffrent du manque d'aide médicale. Avec la vague de froid qui sévit dans le nord-est du Japon, la grippe menace.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Une semaine après le séisme, les médecins s'efforcent de secourir les blessés et les malades dans les centres d'hébergement privés d'eau courante et d'électricité du nord-est du Japon. Une épidémie de grippe menace, alors que sévit une vague de froid.

De nombreux survivants suivant un traitement médical ont quitté leur domicile sans prendre sur eux leurs médicaments. Ils sont le plus souvent hébergés dans des gymnases sans chauffage ni eau courante.

Dans le port de Kesennuma, l'hôpital Inawashiro, dont le rez-de-chaussée et le premier étage ont été dévastés par le tsunami, a dû évacuer ses 47 patients.

Ces malades souffrent pour la plupart de maladies chroniques ou de blessures liées au séisme, ou sont, pour certains, atteints de démence sénile.

Onze ont été confiés à leur famille, mais les 36 autres, dont une femme centenaire, ont été transférés dans la salle de classe d'une école primaire où ils ont été installés sur des futons à même le sol.

Cette école, qui abrite encore 400 autres réfugiés valides, n'a plus ni électricité ni eau courante et encore moins de chauffage. Comme dans la plupart des centres, les réfugiés y reçoivent un minimum de nourriture et d'eau, et pas grand-chose d'autre.

A la bougie

La nuit, trois médecins et onze infirmières, qui ont pour la plupart perdu leurs maisons dans le tsunami, passent avec des bougies dans l'école plongée dans le noir pour vérifier l'état de santé de leurs patients.

«Par ce temps froid, la santé de certains malades se détériore. Nous allons faire tout notre possible pour que leur état se stabilise jusqu'à qu'ils puissent être transportés ailleurs», déclare le docteur Mokesada Moriwaki.

«Nettoyer et faire revenir l'électricité à l'hôpital, c'est la priorité» pour le docteur Moriwaki, qui dort dans l'école avec ses patients. «Si nous ne faisons pas ça, nous ne pourrons pas protéger des vies». Mais le courant ne revient que très lentement dans la région et l'hôpital devra probablement attendre encore longtemps.

Malades chroniques

Pour Médecins sans frontières, qui a envoyé des équipes mobiles dans la préfecture de Miyagi, l'une des plus touchées par le séisme, la principale inquiétude réside dans les maladies chroniques des personnes âgées, comme l'hypertension ou le diabète.

«Leurs traitements ont été interrompus, et nos médecins font en sorte que les malades les reprennent pour ne pas se retrouver pas dans un état critique», a expliqué Eric Ouannes, directeur général de MSF Japon.

Par ailleurs, «il nous faut de toute urgence des couvertures pour protéger les plus vulnérables», selon M. Ouannes, qui précise qu'il y a eu de nombreux cas d'hypothermie.

Dialyses impossibles

Tandis que l'approvisionnement en vivres et en denrées de première nécessité s'est amélioré, le manque d'essence empêche les diabétiques de se rendre dans les cliniques ou dispensaires pour recevoir de l'insuline.

Les coupures de courant rendent également impossible les dialyses. Dans la ville seule d'Iwaki, quelque 800 patients atteints d'insuffisance rénale ont ainsi dû être acheminés jusqu'à Tokyo pour y recevoir leur traitement.

Equipes médicales épuisées

L'épuisement gagne en outre les équipes médicales qui ont travaillé presque sans discontinuer depuis le raz de marée et qui doivent elles aussi faire face à la pénurie d'eau et de nourriture.

Lee Yang Sung, un chirurgien de l'hôpital universitaire du Tohoku (Région Nord-Est) qui travaillait à l'hôpital Inawashiro le jour du séisme, est resté pour s'occuper des patients hébergés dans l'école.

«Beaucoup ont des problèmes respiratoires», constate le médecin avant d'ajouter que «l'eau chaude manque pour assurer l'hygiène des patients, et les escarres deviennent de plus en plus communes». «Nous avons atteint la limite de ce que nous pouvons faire», soupire le Dr Lee.


L'arrivée du tsunami du 11 mars:

(ats)