Portugal

15 février 2019 13:57; Act: 15.02.2019 15:46 Print

Une grève perturbe les écoles et les hôpitaux

Les fonctionnaires portugais, qui réclament une hausse des salaires, ont débrayé ce vendredi. Le service minimum est assuré dans les hôpitaux et les écoles sont fermées.

storybild

Arménio Carlos, secrétaire général de la première confédération syndicale du Portugal, la CGTP.

Sur ce sujet
Une faute?

Ecoles fermées, pas de collecte de déchets et des hôpitaux réduits au service minimum: les administrations publiques portugaises tournaient au ralenti vendredi en raison d'une grève des fonctionnaires pour réclamer des hausses de salaire.

«Nos informations pointent vers une grande adhésion dans les hôpitaux, la collecte de déchets et les écoles», a déclaré à la presse Arménio Carlos, secrétaire général de la première confédération syndicale du pays, la CGTP. D'après les syndicats affiliés à la CGTP, le taux de participation à la grève était «globalement supérieur à 80%» et environ 90% des écoles du pays n'avaient pas ouvert leurs portes.

Quelque 665'000 fonctionnaires

Les entreprises de transports en commun à Lisbonne et à Porto (nord) n'étaient toutefois pas concernées par l'appel à la grève lancé par les plus grandes fédérations syndicales des quelque 665'000 fonctionnaires portugais.

Les syndicats exigent du gouvernement socialiste, arrivé au pouvoir en 2015 grâce au soutien parlementaire de la gauche radicale, qu'il augmente les salaires et ne se limite pas à revenir sur les baisses intervenues pendant la cure d'austérité qui a suivi la crise de la dette de 2011.

Salaires les plus bas

Dans son budget 2019, l'exécutif a revalorisé les salaires les plus bas de la fonction publique mais, selon les syndicats, environ 600'000 fonctionnaires n'ont pas été augmentés depuis 2009.

A huit mois des élections législatives, le Parti socialiste du Premier ministre Antonio Costa caracole en tête des sondages. Il tire profit d'avoir tenu sa promesse de mettre fin à l'austérité et de faire baisser le chômage.

Il est néanmoins confronté à des grèves en série dans divers secteurs de la fonction publique. Particulièrement dur, un mouvement social des infirmiers prévu pour tout le mois de février provoque chaque jour le report de centaines d'opérations chirurgicales. Même l'UGT, la deuxième confédération syndicale du pays historiquement proche des socialistes, critique ouvertement le gouvernement.

(nxp/ats)