Espionnage en GB

11 février 2011 22:00; Act: 11.02.2011 22:05 Print

Une jeune espionne russe risque l'expulsion

La justice britannique a accepté vendredi d'assouplir les conditions du régime de liberté conditionnelle imposé à une jeune Russe soupçonnée d'espionnage au profit de son pays alors qu'elle travaillait pour un parlementaire.

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Katia Zatuliveter risque l'expulsion. (Photo: AFP)

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Katia Zatuliveter, 25 ans, qui nie ces accusations, a été arrêtée en décembre en Grande-Bretagne et laissée en liberté sous conditions. La Grande-Bretagne souhaite son expulsion, estimant qu'elle représente un danger pour la sécurité nationale.

Son cas pourrait être évoqué lors de la visite en Grande-Bretagne la semaine prochaine du ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov.

La jeune femme était depuis 2006 l'assistante d'un député libéral-démocrate. Mais selon la presse britannique, les services de renseignement la soupçonnent d'être un «agent dormant» des services de renseignement russes.

Le député Mike Hancock, 64 ans, pour lequel travaillait la jeune femme et qui passe pour pro-russe, a rejeté ces allégations.

Un juge de la Commission spéciale d'appel sur l'immigration a accepté vendredi de lever certaines des restrictions «vraiment rigoureuses» qui lui avaient été imposées dans le cadre de sa libération conditionnelle, afin notamment de lui permettre de trouver un emploi.

La jeune femme n'aura ainsi plus besoin d'autorisation préalable pour participer à un entretien professionnel, mais devra simplement en informer ensuite les autorités.

Elle est aussi autorisée désormais à recevoir des gens chez elle. Mais elle ne peut se rendre au Parlement, ni rencontrer M. Hancock, et doit signaler toutes les personnes qu'elle rencontre en dehors de sa proche famille et de ses avocats.

La Russie avait jugé en janvier sa situation «inacceptable».

L'affaire Zatuliveter avait éclaté alors que les relations entre Moscou et Londres étaient déjà marquées par plusieurs désaccords.

Le principal d'entre-eux a trait à l'assassinat en 2006 à Londres de l'ex-espion russe devenu opposant, Alexandre Litvinenko. Les Britanniques exigent de Moscou l'extradition d'Andreï Lougovoï, principal suspect dans cet assassinat.

(afp)