Emirats arabes unis

25 décembre 2018 10:38; Act: 25.12.2018 10:46 Print

Une princesse de Dubaï aurait tenté de fuir

Une des filles de l'émir de Dubaï aurait tenté de quitter le pays car elle affirmait être maltraitée par son père. La jeune femme n'a pas été revue depuis plusieurs mois.

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Les Emirats arabes unis ont publié lundi des photographies d'une princesse de Dubaï confirmant selon eux que la jeune femme «vit avec sa famille», quelques mois après qu'elle a affirmé avoir tenté de s'évader. Elle est l'une des filles de l'émir de Dubaï.

Cheikha Latifa ben Mohammed ben Rached al-Maktoum n'a pas été vue publiquement depuis des mois. Des organisations de défense des droits de l'homme ont pressé à plusieurs reprises les Emirats arabes unis de donner des informations à son sujet.

Dans une vidéo publiée sur YouTube en mars, elle avait annoncé «son évasion» de son pays, affirmant avoir été maltraitée par son père.

Un groupe privé basé au Royaume-Uni, «Detained in Dubaï» et qui affirme aider les personnes victimes d'injustice aux Emirats arabes unis avait ensuite affirmé que les gardes-côtes indiens avaient arraisonné le voilier à bord duquel se trouvait la princesse et plusieurs ressortissants étrangers dont un Franco-Américain. Ce dernier avait ensuite confirmé cette version à l'AFP.

«Ramenée» auprès de sa famille

Le 17 avril, le gouvernement de Dubaï avait annoncé qu'elle avait été «ramenée» auprès de sa famille. Pour la première fois depuis lors, les autorités ont publié deux clichés la montrant «chez elle» avec l'ancienne présidente irlandaises Mary Robinson.

«A la demande de la famille, le 15 décembre 2018, Mary Robinson (...) a rencontré son excellence cheikha Latifa à Dubaï», selon un communiqué du ministère des affaires étrangères émirati publié par l'agence de presse officielle WAM. Mme Robinson a pu être «rassurée sur le fait que son excellence cheikha Latifa reçoit les soins et le soutien dont elle a besoin», a ajouté le ministère.

Il n'a pas été possible d'obtenir une confirmation de cette rencontre auprès des services de Mme Robinson qui fut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme entre 1997 et 2002.

(nxp/ats)