Guinée

30 juillet 2014 14:56; Act: 30.07.2014 15:06 Print

Une trentaine de morts après un show de hip-hop

Un mouvement de foule à la fin d'un concert de rap sur une plage de Conakry a fait au moins 33 morts, dont 11 mineurs, dans la nuit de mardi à mercredi.

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Cette tragédie a entraîné l'interdiction d'accès à toutes les plages de la capitale guinéenne. La bousculade s'est produite sur la plage de Rogbané, dans la commune de Ratoma, une banlieue populaire du nord de Conakry. L'assistance était massée pour un concert organisé à l'occasion de l'Aïd, la fête de fin du ramadan, célébrée lundi en Guinée, avec pour tête d'affiche le groupe de rap «Instinct Killers», très populaire dans le pays.

«Il y a eu une bousculade au sortir de ce concert, c'est bien après le spectacle qu'il y a eu ce drame. Quand la foule a voulu sortir, il y avait une corde qui barrait le passage et ceux qui étaient derrière ont poussé la foule, il y a eu des gens qui sont tombés, donc une panique générale», a expliqué une source policière.

«Vigile sans formation appropriée»

«La porte de sortie, c'est environ trois mètres, et des milliers de personnes et des véhicules qui veulent sortir en même temps», a précisé une autre source policière, déplorant que la sécurité ait été confiée à un petit nombre de vigiles sans formation appropriée, selon elle.

Outre les 33 morts, la bousculade a aussi fait au moins une soixantaine de blessés, selon la directrice de l'hôpital Donka, dont la morgue a accueilli les corps, Fatou Sikhé Camara.

Les blessés «ont tous reçu des soins et été libérés», a précisé la directrice, faisant état de blessés admis dans d'autres établissements, sans pouvoir en indiquer le nombre.

Journée de deuil national

La présidence, qui a exprimé sa «consternation» et décrété une journée de deuil national à partir de mardi, a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire en début d'après-midi.

Elle a également annoncé que «le directeur général de l'Agence guinéenne de spectacles était suspendu de ses fonctions». Une enquête à été ouverte, confiée au procureur de la République de Dixinn (Conakry), «pour situer les responsabilités».

En outre, «toutes les plages de Conakry sont fermées jusqu'à nouvel ordre», selon un message officiel lu dans la nuit à la télévision nationale.

(ats)